18 caméras pour lutter contre les dépôts sauvages à Leuze-en-Hainaut

C’est un toit qui avait carrément été abandonné l’hiver 2018-2019.
C’est un toit qui avait carrément été abandonné l’hiver 2018-2019. - D.R.

Les dépôts sauvages constituent un véritable problème à Leuze-en-Hainaut comme dans d’autres communes rurales ou semi-rurales de Wallonie picarde par ailleurs (Tournai peut ainsi ramasser jusqu’à 4 tonnes de déchets toutes les deux semaines). On se souvient que lors de l’hiver 2018, un particulier ou une entreprise s’était carrément débarrassé des débris de toute une toiture dans un endroit isolé de Grandmetz. Les agriculteurs sont aussi furieux de découvrir dans leurs champs ou à leurs abords des canettes vides qui peuvent tuer la vache qui les avale.

Des sanctions

La majorité MR-Idées a donc décidé de prendre le taureau par les cornes. Elle a commandé des caméras qui seront installées aux endroits les plus problématiques de l’entité. Quinze caméras fixes et une mobile qui pourra être placée là où sont constatées de nouvelles infractions. Deux caméras enregistreront automatiquement les plaques d’immatriculation. Les images ne sont pas visionnées en direct depuis une centrale. Elles le sont une fois l’infraction constatée pour remonter jusqu’à la source, c’est-à-dire l’auteur du dépôt sauvage.

15.000 euros d’investissements

« L’intérêt est de pouvoir identifier les contrevenants avec l’appui des agents constatateurs », précise Mélanie Lepape. Les caméras devraient être installées au plus tôt au printemps prochain (15.000 euros au total, subventionnés).L’échevine de l’environnement avait présenté le projet qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative une Wallonie plus propre (Be Wapp) juste avant le conseil communal marathon qui a duré sept heures mardi dernier. Elle n’avait pas eu l’occasion de développer le dossier devant les conseillers, mais tant la majorité que l’opposition étaient heureuses de la politique menée en matière d’environnement. Baptiste Leroy (Ecolo) a salué les investissements consentis tandis que Christian Ducattillon (PS) s’était réjoui de l’engagement d’un écoconseiller.

Une amende de 50 à 10.000 € pour les infractions

Selon l’article D.160 §2 du décret wallon du 5 juin 2008 relatif à la répression des infractions et les mesures de réparation en matière d’environnement, les amendes administratives peuvent aller de 50 à 100.000 euros. Cela concerne les dépôts sauvages dans l’espace public mais aussi « le fait de déposer, de conserver, d’abandonner des déchets ménagers, des matériaux de démolition, des épaves, ou toute chose ou objet sur des domaines privés ou de donner des autorisations en ce sens malgré le fait de la propriété, si aucune autorisation écrite n’a été accordée à cet effet par l’autorité compétente ». A l’amende, il faut ajouter les frais liés à l’enlèvement des déchets, dont le coût peut varier selon leur particularité. Ainsi à Grandmetz, le coût de l’enlèvement des débris de toiture, qui contenaient de l’amiante, avait été estimé à 4.200 euros, coût pris en charge par le contrevenant que la commune avait fini par retrouver.

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