ÉDITO – Écoles: ni cavalier seul, ni football panique

Editorial
ÉDITO – Écoles: ni cavalier seul, ni football panique

La question est fondamentale : il en va de l’avenir des jeunes, des générations futures, de leur équilibre, de leur formation, de leurs aspirations professionnelles et personnelles.

Or, les dernières enquêtes indiquent toutes que les jeunes constituent aujourd’hui la catégorie la plus impactée psychologiquement par la crise sanitaire et toutes ses restrictions.

On aimerait que le monde politique, les acteurs de l’enseignement et les experts sanitaires fassent une pause. Qu’ils évitent de s’écharper, qu’ils mettent de côté les déclarations et les polémiques tapageuses qui n’auraient d’autre effet que de livrer nos écoles et nos étudiants à une mauvaise séquence de football panique.

Aujourd’hui, la situation épidémiologique impose une vigilance maximale, car les variants pourraient provoquer une flambée de contaminations.

Mais on n’en est pas encore là. À ce stade, seule une partie infinitésimale des écoles est touchée. Si la tendance des infections repart à la hausse, il faudra évidemment prendre rapidement des mesures strictes.

Mais de grâce, évitons, comme l’a fait le ministre Frank Vandenbroucke ce dimanche, de faire cavalier seul en lançant des alertes tous azimuts, sans doute inspirées par son petit cercle d’experts. Ce genre d’attitude ne rend pas service aux écoles, ni aux jeunes, ni à l’esprit d’équipe au sein du monde politique…

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