La liberté à l’épreuve de la violence des actes et des mots

Editorial
La liberté à l’épreuve de la violence des actes et des mots

Il est également essentiel de demander aux représentants du peuple de rendre des comptes. Ils ont été élus sur base d’un programme, de promesses. Vérifier ce qui est tenu ou non, réalisé ou pas, est sain dans une démocratie. De même que l’exigence d’honnêteté et de probité doit être totale de la part de la population envers ses élus.

Là où l’on franchit des limites, c’est lorsqu’un représentant est visé physiquement pour ce qu’il est, pour ce qu’il fait. Dans le cas présent, il y a eu une volonté de mettre le feu à la maison du bourgmestre de la principale ville de notre arrondissement. Se rend-on compte ici de l’extrême violence dont nous parlons ? Certains sont donc prêts à attenter aux biens d’une personne – et même à sa vie, car personne ne peut prédire ce qui se serait passé si Willy Demeyer avait été à l’intérieur à ce moment – par désaccord politique ! Ce sont là des comportements intolérables dans une démocratie. Une démocratie où des extrémistes (de tous bords) se pavanent d’être dans une dictature (sic !) parce qu’on impose des mesures sanitaires, qui osent des comparaisons odieuses avec le IIIe Reich – comme les antivax pas plus tard que ce week-end, comparant la politique de vaccination avec… Auschwitz.

La frontière entre la liberté et l’ignominie est pourtant immense. Pas assez pour certains toutefois, qui ont opté pour la violence. Qu’elle soit physique ou orale. Triste. Et, surtout, interpellant.

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