L’édito: pressions, menaces et réalité des faits judiciaires

L’édito: pressions, menaces et réalité des faits judiciaires

En janvier 2020, votre quotidien a révélé l’existence d’une instruction judiciaire à l’encontre de François Fornieri et de Samuel Di Giovanni, l’un de ses proches, dans le cadre d’un délit d’initié potentiel via un achat nébuleux d’actions Mithra. Une publication qui ne faisait pas que des heureux, on s’en doute bien, et que certains voulaient empêcher à n’importe quel prix.

Le 21 janvier 2020 en soirée, veille de la publication, c’est une avalanche de coups de téléphone à laquelle ont droit journaliste, rédacteur en chef de La Meuse, rédacteur en chef de Sudpresse et les plus hautes instances du groupe auquel appartient votre quotidien.

Le message est clair : cet article ne doit pas sortir, sous prétexte que Mithra doit concrétiser un important accord le lendemain. Tout en appuyant sur le fait que tout cela n’était « que du vent », qu’il n’y avait rien, qu’on s’avançait à publier de telles informations et, pire, que cela ne pouvait rester sans conséquence. Pressions et menaces furent légion.

Alors, il ne faut préjuger de rien quant à l’issue du dossier et la présomption d’innocence est plus que jamais de mise. Mais l’emploi de telles méthodes de pression, qui ne sont ni plus ni moins que des pratiques que l’on a plus l’habitude d’employer dans des régimes à la démocratie douteuse, est intolérable. Et, surtout, au regard des faits judiciaires du jour – avec deux inculpations à la clé –, c’est surtout la preuve que tout cela n’était pas « que du vent ».

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