Réforme des rythmes scolaires: plus d’avantages que d’inconvénients pour le tourisme

Réforme des rythmes scolaires: plus d’avantages que d’inconvénients pour le tourisme
Belga

Cette dernière prévoit des vacances d’été raccourcies de deux semaines dès 2022, et des congés d’automne (Toussaint) et de détente (Carnaval) doublés. Les vacances estivales dureront donc sept semaines entières, tandis que le congé d’automne, les vacances d’hiver (Noël), le congé de détente et les vacances de printemps (Pâques) s’étaleront respectivement sur deux semaines.

Cette réforme ne s’appliquera qu’en Fédération Wallonie-Bruxelles uniquement, la Flandre et la Communauté germanophone n’entendant pas réformer leurs rythmes scolaires. Selon Pierre Coenegrachts de l’ASBL Wallonie-Bruxelles Tourisme, «sachant que la Flandre constitue une clientèle importante en Wallonie, ça veut dire que l’offre touristique sera plus large» avec des vacances décalées au nord et au sud du pays. «Là où des gîtes, des chambres d’hôtes ou des hôtels doivent habituellement refuser du monde parce que toutes les réservations se concentrent sur une semaine, ici cela élargit les possibilités sur deux semaines. Ce sera mieux réparti», a-t-il affirmé.

Pour lui, la diminution de la durée des vacances estivales n’aura pas énormément d’impact sur le tourisme. Le début du mois de juillet et la fin du mois d’août ne sont pas des périodes pendant lesquelles il y a le plus de demandes de séjours en Wallonie. Elles sont plutôt réservées aux excursions scolaires. Ces activités pourraient d’ailleurs éventuellement se consolider, a-t-il pointé.

«Le point un peu plus négatif serait peut-être que beaucoup d’attractions touristiques et d’établissements horeca travaillent avec du personnel saisonnier. Les étudiants francophones seront disponibles, mais en Wallonie, on recrute souvent des étudiants flamands qui forcément ne seront plus libres pendant toute la période», a-t-il fait remarquer, avant de conclure : «mais ce sont des problèmes techniques à régler, l’important pour le secteur est de pouvoir élargir cette gamme de possibilités de séjours et d’excursions en Wallonie».

De son côté, la secrétaire générale de l’Union professionnelle des agences de voyage (UPAV), Anne-Sophie Snyers, a estimé qu’il était très dommageable qu’il n’y ait pas une harmonisation entre la Communauté flamande et la Fédération Wallonie-Bruxelles, car cela posera notamment des problèmes organisationnels pour les familles dont les enfants sont scolarisés des deux côtés de la frontière linguistique.

L’autre inconvénient, selon elle, est que le début du mois de juillet et la fin du mois d’août étaient synonymes des bons plans pour les familles, parce qu’en général les séjours sont moins chers à ces périodes. «Réduire les vacances d’été à six semaines risque d’augmenter les prix des voyages», a-t-elle averti.

Néanmoins, au niveau du secteur lui-même, les deux périodes de deux semaines supplémentaires que sont les congés d’automne et de détente représentent une bonne opportunité pour les voyagistes et les organisateurs de voyages long-courrier, étant donné qu’elles permettront de partir plus loin. «On part rarement loin lors de ces congés, mais maintenant que l’on a deux semaines, cela permettra d’étaler la demande des longs-courriers et éventuellement d’avoir des prix plus intéressants puisqu’il y aura plus de possibilités de partir», a-t-elle relativisé.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Région flamandeBruxelles (Bruxelles-Capitale)Région wallonne
Notre sélection vidéo
Aussi en Belgique