Voitures de société: on roule bien à droite…

Editorial
Voitures de société: on roule bien à droite…

Après la norme salariale, les voitures de société. Le gouvernement De Croo vient de boucler un deuxième dossier aussi sensible que symbolique pour les partis de la coalition Vivaldi.

Car derrière les débats très clivants sur les voitures de société se cachent des enjeux écologiques, fiscaux, budgétaires et de mobilité cruciaux. Et comme près de 800.000 personnes bénéficient de cet avantage en Belgique, on comprend qu’il s’agit d’une bombe politique à manipuler avec précaution.

Et donc, comme souvent dans notre pays, on a trouvé un compromis certes un peu surréaliste, mais qui permet à chaque parti de revendiquer un trophée. Pourtant, si l’on essaie de faire une balance politique globale, cet accord roule bien à droite. Les libéraux et le CD&V ont obtenu des garanties fondamentales. Tout d’abord, on ne s’attaque pas à la voiture comme mode de déplacement, ce que souhaitaient certains, mais on travaille plutôt au « verdissement » de la flotte automobile. Et encore, le calendrier suffisamment long (ou lent) et la possibilité de revoir régulièrement les décisions permettront d’amortir le choc, aussi bien du côté des employeurs que des bénéficiaires et des sociétés (très souvent situées en Flandre) qui en font leur business. Mais surtout, on augmente le coût de la facture pour l’état tout en réduisant à terme les rentrées fiscales générées par les accises. Enfin, prévoir un recours le plus généralisé possible aux voitures 100 % électriques risque de reposer la question de notre approvisionnement en énergie et de relancer le débat sur la sortie du nucléaire…

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