Chasse à l’homme en Flandre: «Cela ne m’impressionne pas», réagit Van Ranst

Chasse à l’homme en Flandre: «Cela ne m’impressionne pas», réagit Van Ranst
Belga Image

Les services d’ordre ont été occupés jusque 4h30 du matin mercredi à tenter de dégager du domaine de Heuvelsven à Dilsen-Stokkem (province du Limbourg) la voiture d’un homme, Jurgen C., lourdement armé suspecté de vouloir s’en prendre au virologue Marc Van Ranst. Il n’est pas établi si l’homme en question a été appréhendé dans cette forêt.

Né en septembre 1974, Jurgen C. est un militaire de carrière affecté à la caserne de Peutie dans le Brabant flamand où il appartient à la police militaire.

Le véhicule de cet ancien militaire de 46 ans a été retrouvé mardi soir dans ce domaine. Des agents de police des unités spéciales ainsi que les services d’enlèvement et de destruction d’engins explosifs (SEDEE) ont fouillé la voiture et établi une zone de sécurité aux alentours.

Vers 3h00 du matin mercredi, une dépanneuse est arrivée pour emmener le véhicule hors des bosquets. Deux heures plus tard, le personnel des laboratoires et des services déminage encore présent a quitté les lieux, suivi par la dépanneuse et la voiture incriminée.

Une fois le véhicule emmené, la zone de sécurité a été levée.

Le virologue Marc Van Ranst et sa famille ont été transférés dans un lieu sûr, avait confirmé l’intéressé plus tôt dans la soirée à l’agence Belga.

Jurgen C. figure sur la liste des terroristes de l’Ocam, l’organisme chargé de l’analyse de la menace terroriste, en raison de ses sympathies d’extrême droite, a indiqué mardi soir le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open Vld) sur VTM Nieuws.

« Il y a des indications qu’il est violent et, au cours des dernières 24 heures, des preuves sont apparues que l’homme représente une menace aiguë », a ajouté le ministre, qui n’a pas pu donner plus de détails.

Marc Van Ranst réagit

« Qu’une chose soit claire : de telles menaces ne m’impressionnent pas », a tweeté le virologue Marc Van Ranst dans la nuit de mardi à mercredi. M. Van Ranst a été placé, ainsi que sa famille, dans un endroit sûr mardi pour le protéger d’un militaire lourdement armé qui l’avait menacé. L’individu est toujours en fuite.

Le tweet de Marc Van Ranst répondait à d’autres messages postés sur le réseau social à propos de la chasse à l’homme qui a lieu depuis mardi. Un internaute a notamment écrit qu’il fallait arrêter le militaire en fuite après avoir tiré sur le virologue. « Être contre les mesures sanitaires et les vaccins contre le coronavirus coïncide trop souvent avec une glorification de la violence et du racisme brutal. Je ne suis pas surpris que les menaces viennent presque exclusivement de ce coin-là. Qu’une chose soit claire : de telles menaces ne m’impressionnent pas », a prévenu M. Van Ranst.

L’armée va prendre des mesures

Le commandement de l’armée va mener une enquête sur ce militaire de 46 ans, actuellement en fuite, et prendra ensuite les mesures qui s’imposent, a déclaré mercredi à Belga le président de la Centrale générale du personnel militaire (CGPM), Yves Huwart.

« Des enquêtes comme celles-ci sont courantes », poursuit-il.

« Nous sommes régulièrement confrontés à des soldats mêlés à de telles enquêtes. Lorsque des armes ou des munitions sont déplacées ou emportées de manière inappropriée, des mesures sont prises », a ajouté M. Huwart.

« Si tout ce que l’on dit sur cet homme est vrai, alors son avenir à la Défense semble très compromis », a-t-il conclu.

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