20 mois requis contre le duo qui escroquait des magasins de bricolages de la région

Ils commandaient du matériel de chantier au nom d’une entreprise de la région.
Ils commandaient du matériel de chantier au nom d’une entreprise de la région. - Prétexte Lucas Pezeta/Pexels

Une femme qui comparaît détenue pour un cambriolage (et d’autres choses encore) le cas est rare. C’est pourtant ce qui arrive à Audrey Claeys (30ans) qui joue d’emblée la carte de la sincérité en disant devant le tribunal qu’elle avait rencontré Vladislav Bazulev (50 ans) qui était un ami de son compagnon de l’époque et qu’elle considérait comme un grand frère, ainsi que d’autres hommes. « La drogue s’est mise dans l’histoire, et cela a dérapé lorsqu’on a décidé de cambrioler l’ex-patron de Vladislav, à Trooz, le 19 mai 2020. Il savait que la famille serait absente le dimanche matin pour aller à la messe. Nous y sommes donc allés avec sa sœur, qui faisait le guet. » Le trio dérobera une TV, 2 ordinateurs portables, 2 guitares, une console de jeux et du matériel de jardinage (souffleur, tronçonneuse, burineuse) ».

Malgré ces affirmations précises, Bazulev qui comparaît lui aussi détenu, nie toute participation au cambriolage chez son ex-patron qu’il considérait comme son mentor. « Je ne sais quoi dire » profère-t-il en réponse à ces accusations. On a pourtant retrouvé la TV et les deux guitares chez lui. « C’est Audrey qui les a revendues à mon fils, mais je ne savais pas qu’elle avait participé au vol. »

Soulagée d’être arrêtée

Des dénégations qui apparaissent bien légères lorsqu’on connaît les autres méfaits commis par ce duo, qui avait eu le tuyau que des grosses entreprises bien connues pouvaient commander du matériel sans le payer tout de suite. S’ensuit une série d’escroqueries au détriment de Conradt, Gédimat et autres entreprises de matériaux divers. Audrey Claeys commandait du matériel au nom de la SA Lejeune. Elle a pris une bétonnière qui coûtait 1.800 euros mais aussi des lasers, des échafaudages, et divers outillages, pour une valeur d’environ 4.000 euros.

Pour M. Lelotte, ministère public, les dires de Bazulev ne sont guère crédibles. Lui seul savait où son patron habitait, et son absence pour aller à la messe, et sa sœur a participé au cambriolage. Audrey a paru soulagée d’être arrêtée et de dire la vérité, et n’a aucune raison d’impliquer faussement son complice dans d’autres méfaits. Il réclame 20 mois de prison pour lui, qui compte déjà 9 condamnations mais rien qu’en roulage, 18 mois avec sursis probatoire pour elle, et 18 mois pour la sœur, absente à l’audience.

L’avocate d’Audrey décrit quelqu’un de fragile et vulnérable, qui a fait de mauvaises rencontres et est tombée sous la dépendance de Bazulev, et demande la suspension du prononcé. Celle de Bazulev sollicite une simple peine de probation, qui consiste à suivre des conditions sans qu’une sanction soit prononcée.

Le jugement est attendu le 9 juin.

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