Une caméra thermique capable de déceler le cancer du sein

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Une caméra thermique capable de déceler le cancer du sein

Vous vous êtes déjà demandé ce qu’il se passe réellement dans votre corps lorsque vous suivez un traitement médical ? C’est désormais possible avec la thermographie médicale. À l’aide d’une simple caméra thermique, il est possible de déceler plusieurs symptômes avec une rapidité déconcertante.

Utilisée dans plusieurs domaines comme l’électronique pour tester la résistance des batteries ou encore dans le milieu industriel pour repérer notamment les fuites de pétrole, cette caméra peut aussi servir dans le domaine médical. Elle est déjà utilisée dans ce milieu dans des pays comme les Etats-Unis, les Pays-Bas, la Suisse ou encore le Portugal et devrait se développer en Belgique dans les années à venir. C’est en tout cas la folle idée qu’a eu Philippe Sterkendries.

À l’origine, ce belge utilisait cette caméra pour les maisons, puis il a décidé de se tourner vers les vétérinaires. Mais grâce aux nombreuses capacités de la caméra thermique, il a voulu se tourner vers la médecine. «  Au début, on m’a pris pour un fou. Devoir expliquer ce que fait cette caméra aux médecins, ce fut compliqué  », explique Philippe Sterkendries.

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Suivi des patients

Pourtant ce belge en est convaincu, cette petite caméra pourrait être une innovation intéressante notamment pour ce qui est des mammographies. «  Aujourd’hui, on sait que le cancer du sein chez les femmes est à prendre au sérieux. C’est toujours difficile pour une femme d’aller voir un médecin pour ça. Et bien grâce à cette caméra, on peut déceler les symptômes avec une simple photographie thermique. Après avoir pris la photo, on l’a traite sur un logiciel spécialisé et en quelques minutes un médecin est capable de voir si tout va bien ou pas. C’est notamment utile pour les femmes qui sont assez pudiques puisque la caméra peut fonctionner dans une pièce plus sombre et avec une faible luminosité », poursuit-il.

Toutefois, cette pratique ne représente pas un bilan médical mais plutôt un suivi des patients. Grâce aux photographies on peut voir les biens faits d’un traitement avec son avancement à l’aide de photos « avant/après » traitement. Cette caméra simple d’utilisation a un coût dérisoire pour ce qu’elle est capable de faire avec environ 7.000 euros à débourser et une formation d’environ 1 à 3 mois nécessaire prise la prise en main pour ce qui pourrait être l’avenir de la médecine en Belgique.

Une acupunctrice bruxelloise l’utilise déjà

En rencontrant par hasard Lynn Wei, Philippe Sterkendries a pu nouer un lien professionnel avec cette acupunctrice chinoise basée au 391 Avenue Louise. Désormais, elle utilise la caméra thermique pour faire un suivi de ses patients. « A l’aide de cette caméra on est capable de montrer au patient les biens faits de l’acupuncture », explique Lynn Wei. « C’est important puisqu’avec la caméra on peut prendre plusieurs photos durant une séance d’une heure et montrer au patient les changements que son corps a pu avoir », poursuit-elle. Les photos thermiques prisent en quelques minutes permettent de voir que la séance d’acupuncture a bien fonctionné.

En plus de Lynn Wei, Philippe Sterkendries a fait tester sa caméra pendant 9 mois au service dermatologie de l’ULB Erasme sous les ordres du professeure Véronique Del Marmol. « Elle est très satisfaite des tests effectués dans le domaine de la dermatologie et pourrait me permettre d’avoir une validation clinique qui serait le début de l’utilisation de la caméra thermique en Belgique », espère Philippe Sterkendries.

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