Chasse à l'homme en France: voici le visage de l'ancien militaire recherché

Chasse à l'homme en France: voici le visage de l'ancien militaire recherché
AFP

La gendarmerie de Dordogne a diffusé en fin de matinée sur les réseaux sociaux un appel à témoin avec la photo de Terry Dupin, né le 14 avril 1992, cheveux rasés sur les côtés et longue barbe, avec comme mention « individu dangereux ».

« Cette nuit, on a continué les ratissages avec les outils que l’on peut utiliser la nuit et nous continuons sur la même stratégie pour toute la journée », a précisé à la presse lundi matin le préfet de Dordogne Frédéric Périssat.

Depuis dimanche, les GIGN de Toulouse et de Satory, en région parisienne, et plus de 300 gendarmes ainsi que des équipes cynophiles, appuyés par au moins sept engins blindés et sept hélicoptères, tentent de débusquer cet homme de 29 ans, réfugié dans une zone escarpée, pierreuse et boisée, difficile d’accès, d’environ 4 km2.

L’ex-militaire, qui a été dans l’armée de 2011 à 2016, et a appartenu au régiment d’infanterie de Brive, dispose « d’une arme de grande chasse, une arme puissante et qui est effectivement une arme dangereuse », avait précisé dimanche à la presse le général André Pétillot, commandant de la région de gendarmerie de Nouvelle Aquitaine.

Selon une source proche du dossier, il s’agit d’une Winchester de calibre 30-30, dont il a fait usage à plusieurs reprises dans sa fuite contre les forces de l’ordre, endommageant gravement deux véhicules de la gendarmerie.

Le drame avait commencé dans la nuit de samedi à dimanche : cet homme déjà condamné quatre fois pour des violences conjugales sur son ex-compagne, mère de ses trois enfants, se présente au domicile de cette dernière. Il commet des violences sur celle-ci et tire sur son nouveau compagnon, sans l’atteindre, selon la gendarmerie.

L’objectif reste d’interpeller le suspect « en vie », selon le général André Pétillot. Et « de retrouver cette personne sans exposer de vies humaines », a déclaré à la presse lundi matin le préfet Frédéric Périssat.

Dimanche matin, les gendarmes avaient eu des contacts téléphoniques avec le suspect, doté d’un bracelet électronique, mais ensuite plus rien.

Dans la zone où il s’est réfugié « le contact a été établi à plusieurs reprises de manière sporadique mais cela s’est ensuivi de coups de feu de l’individu. Chaque fois qu’il y a eu contact il a ouvert le feu », avait détaillé dans l’après-midi le préfet de Dordogne. « Il a tiré sur les militaires (et) les engins blindés », a précisé le général Pétillot.

« Un employé modèle »

Dans l’entreprise de travaux publics de Dordogne où l’homme travaillait depuis fin août en CDI, comme chauffeur poids-lourd, » jamais on ne se serait douté d’un truc comme ça «, a dit à l’AFP la présidente de la société, qui veut rester anonyme.

« C’était un employé modèle, on n’a rien à lui reprocher », « quelqu’un d’exemplaire, très calme, posé, poli, très respectueux », qui « dialoguait quand on avait envie de dialoguer ».

« On savait qu’il avait été militaire », ajoute-t-elle, mais « on ne savait rien d’autre » sur cet employé qui travaillait encore vendredi.

Les 1.800 habitants du village devront pour leur part prendre leur mal en patience. L’école de la commune reste fermée, les transports scolaires interrompus tandis qu’un système de distribution de repas pour les personnes âgées a été organisé.

La maire, Francine Bourra, a précisé à l’AFP que le confinement était maintenu « sans aménagements hormis pour les urgences médicales et les soins et services personnes âgées ». « Les barrages ont même été renforcés », a-t-elle affirmé. Autour de la commune les gendarmes fouillent les véhicules, a constaté une journaliste de l’AFP.

La Papeterie de Condat, principal employeur de la région avec ses 350 salariés, est à l’arrêt, avec seulement six employés assurant la sécurité du site, selon la maire.

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