Le gouvernement danois pousse pour réutiliser Johnson & Johnson et AstraZeneca

Le gouvernement danois pousse pour réutiliser Johnson & Johnson et AstraZeneca
Belga

Du fait de problèmes de livraison chez l’Américain Moderna vers l’Europe, le Danemark a encore dû retarder de deux semaines sa cible de vaccination complète et le gouvernement a demandé à l’autorité sanitaire si cette nouvelle donnée ne justifiait pas un retour des deux vaccins, retirés depuis plusieurs semaines.

«Dans ce contexte, nous demandons désormais à l’autorité sanitaire, Sundhedsstyrelsen, de reconsidérer son choix de (les) retirer, pour savoir si le nouveau retard change quelque chose à leur décision», a affirmé le ministre danois de la Santé Magnus Heunicke, interviewé par la télévision publique DR.

L’autorité, dont le choix s’impose au gouvernement, avait d’abord retiré le vaccin d’AstraZeneca mi-avril, du fait d’effets secondaires sanguins très rares mais graves. Une décision similaire avait été prise début mai pour Johnson & Johnson, commercialisé en Europe sous la marque Janssen.

Outre les effets secondaires, l’autorité avait justifié son choix par le fait que la situation épidémique au Danemark était sous contrôle et que l’approvisionnement des autres vaccins autorisés - Pfizer/BioNTech et Moderna - lui semblait suffisant.

Interrogé sur le fait de savoir si un revirement sur des vaccins retirés ne risquait pas de nuire à la confiance, le ministre a estimé qu’il était «trop tôt pour avoir cette discussion» avant la réponse de l’autorité.

Premier pays en Europe à abandonner les vaccins d’AstraZeneca et de Johnson & Johnson contre le Covid-19 dans sa campagne nationale, le Danemark avait déjà légèrement assoupli son choix le 20 mai en proposant aux volontaires de pouvoir se faire injecter les deux vaccins, même officiellement retirés de la campagne.

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