Féminicide de Julie Douib: l’accusé «assume» mais nie toute préméditation

Féminicide de Julie Douib: l’accusé «assume» mais nie toute préméditation
Belga

« Je ne suis pas monté pour ça, (…) j’assume ce qui s’est passé, je vais prendre une peine pour ça. Mais je ne suis pas monté un dimanche matin, avec mes enfants, chez moi, ma famille, mes amis, pour ça », a-t-il déclaré, les mains dans le dos, depuis le box des assises de Bastia, évoquant le meurtre de la jeune femme, mère de ses deux fils.

« On va assumer les choses, je n’ai pas besoin de mentir », a-t-il également répété à plusieurs reprises lors de son interrogatoire.

« Quand vous avez tiré vous avez pensé à quelque chose d’autre qu’à vous-même ? », lui demande l’avocate générale.

« A mes enfants », répond Bruno Garcia-Cruciani.

« Quand vous avez tiré sur la mère de vos enfants, vous avez pensé à vos enfants ? », s’étonne alors la magistrate.

Revenant sur le déroulé des faits, il a décrit instant par instant les moments qui ont précédé la mort de Julie Douib.

« Julie Douib m’a ouvert, j’avais l’arme sur moi, je suis entré, elle a reculé quand elle a vu l’arme », se rappelle-t-il, ajoutant avoir ensuite évoqué avec elle ses relations avec son nouvel ami.

« Elle est allée dans la chambre, mon silencieux est tombé, elle m’a demandé +C’est quoi ça ?+, elle a saisi le canon de mon arme, ça a tiré, c’est après que j’ai vu le sang, pour moi je ne l’avais pas touché », poursuit-il.

Sur la suite des événements, et notamment les deux autres tirs confirmés par l’enquête, il répète : « C’est allé très vite, je peux pas vous dire ».

Le meurtre de Julie Douib, dont l’accusé était séparé depuis quelques mois et avec qui il avait eu deux fils, avait suscité une vague d’indignation en France, entraînant l’organisation par le gouvernement d’un sommet sur les violences faites aux femmes.

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