L’Euro au temps du Covid, pas une sinécure

L’Euro au temps du Covid, pas une sinécure
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Il y a quelques pays dans le monde où vous n’espérez qu’une seule chose lorsque vous y débarquez : que le contrôle de votre passeport et de vos documents ne passe sans anicroche. La Russie de Vladimir Poutine s’y inscrit dans les grandes largeurs. Un des onze pays qui accueille des rencontres de l’Euro dont deux de la Belgique lors de la phase de groupes ce samedi soir contre la Russie et le 21 juin face à la Finlande. Sans nul doute le territoire où il est le plus compliqué de mettre les pieds. Alors quand on garde votre passeport et qu’on vous demande d’attendre dans une grande pièce austère, le stress monte rapidement.

C’est ce qui est arrivé à une quinzaine de journalistes belges vendredi matin. Alors que les confrères passaient les uns après les autres, nous avons été sommés de patienter en voyant notre passeport s’éloigner de notre poche. Et même si un officier, casquette militaire vissée sur la tête, tente de vous rassurer via un interprète à l’anglais rudimentaire, le scénario catastrophe trotte dans votre tête. Et on ose à peine imaginer ce qu’ont ressenti les deux malchanceux qui ne sont pas restés quinze minutes mais cinq heures à l’aéroport en attendant que leur nom apparaisse sur la liste des personnes autorisées à quitter un aéroport où les volontaires estampillés « Euro 2020 » sont presque plus nombreux que les supporters. Une première péripétie. Loin d’être la dernière. Parce qu’il n’y a pas que la Russie qui est pointilleuse. À l’UEFA aussi, on coupe les cheveux en quatre.

Pour accéder aux stades, il faut une accréditation dont toute la paperasse est réglée plusieurs semaines avant l’événement. Mais c’est peu avant le « Jour J » que vous récupérez le précieux sésame. Du moins que vous le pensez. Vendredi, plusieurs journalistes belges ont été recalés. La cause ? Il manquait leur deuxième prénom, l’initiale du troisième et le point qui va avec. En somme, pas de « middle name », pas d’accréditation, et pas d’accès à l’entraînement des Diables ! Revenez dans trois heures quand ce sera actualisé. Un temps que vous n’avez pas les veilles de matchs où entre le voyage, le travail à effectuer et les conférences de presse, le contre-la-montre est permanent.

Direction donc l’hôtel pour suivre les mots de Roberto Martinez et Thibaut Courtois via un site internet, Covid-19 oblige vous ne les voyez pas de visu. Heureusement, il y a les applications pour commander un taxi et ne pas devoir expliquer où on doit aller à un chauffeur qui ne vous comprend tout simplement pas. L’occasion d’une première découverte de Saint-Pétersbourg, sa population sans masque dans les rues, ses drapeaux de l’Euro 2020 disposés un peu partout même si l’esprit n’y est pas vraiment, ses bâtiments majestueux et son trafic aussi dense qu’à Moscou ou sur le ring de Bruxelles un lundi matin. Malgré tout, on est arrivé à temps.

Tout est bien qui finit bien ! On a même eu l’occasion de prendre le petit-déjeuner ce samedi avec l’un de nos deux confrères coincé à l’aéroport de Saint-Pétersbourg. On vous rassure, il n’a pas été traumatisé par l’expérience et pourra bien suivre la rencontre des Diables ce samedi soir contre la Russie. D’ici là, on n’a plus que deux ou trois tests « PCR » à faire pour montrer qu’on est « clean ». « Ha, t’as de la chance », me disent souvent mes potes…

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