Axel Witsel: «J’espère pouvoir jouer 90 minutes dès les huitièmes de finale»

Axel Witsel: «J’espère pouvoir jouer 90 minutes dès les huitièmes de finale»
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Pour la première fois depuis le début du rassemblement, Axel Witsel s’est présenté face à la presse. Jeudi, le Liégeois de 32 ans a impressionné en réussissant son retour à la compétition après 159 jours d’absence après sa déchirure partielle du tendon d’Achille. « Ce n’était peut-être pas le contexte idéal pour monter mais au moins cela m’a permis de ne pas trop réfléchir », a déclaré le joueur du Borussia Dortmund, moteur de la remontée des Diables Rouges jeudi contre le Danemark (1-2).

« Ce n’est jamais simple de rentrer dans un match pareil. Mais je me suis bien senti, j’ai directement touché un ballon et suis entré dans mon match. C’était un peu dur au niveau du rythme mais c’est normal après une telle période d’arrêt », a ajouté le milieu vendredi en conférence de presse au centre national du football de Tubize.

« J’espère jouer 90 minutes en huitièmes de finale. Et j’aimerais déjà jouer plus au prochain match afin d’être le mieux préparé possible pour les huitièmes. Ce dont j’ai besoin c’est d’avoir plus de minutes et j’espère au moins disputer une heure du match contre la Finlande », a-t-il poursuivi, affichant ses ambitions pour la suite du tournoi.

Witsel, désormais 111 caps avec l’équipe nationale, a remplacé Leander Dendoncker dans le milieu à l’heure de jeu alors que le score était encore d’un but partout. Loué par Roberto Martinez pour sa capacité à rythmer le jeu belge, il a apporté calme et sérénité dans un match qui avait très mal débuté pour la phalange belge. « Ça allait vraiment dans tous les sens au début. J’étais là pour amener cette sérénité. C’était mon objectif. Je suis entré comme d’habitude, sans en faire trop, en étant juste moi. »

Si Roberto Martinez a toujours déclaré croire en la présence de son joueur à l’Euro, il a malgré tout pris toutes ses précautions en établissant une liste de onze réservistes et en intégrant quatre d’entre eux dans son groupe afin de pallier un éventuel forfait du Liégeois. De son côté, Witsel ne s’est jamais mis la pression, préférant y aller étape par étape. « Je ne me suis pas mis de pression. Je ne vais pas mentir, j’avais toujours cet objectif en tête. Début mai, quand j’ai repris la course, j’ai réalisé que c’était possible. »

Porté aux nues par le staff médical et ses équipiers pour son état d’esprit et son abnégation durant toute sa rééducation, le Liégeois de 32 ans a malgré tout connu des moments de doute. « J’ai beaucoup galéré pendant cinq mois. Mentalement, c’était compliqué pendant quelques semaines. Heureusement, j’étais bien entouré, par mes amis et ma famille, et on a fait le job », a dit celui qui a notamment loué un appartement à Anvers pour y séjourner quatre jours par semaine afin d’optimaliser ses trajets vers le cabinet du kiné des Diables Lieven Maaeschalk. « Finalement, je suis présent parce que j’ai fait des sacrifices. »

Dans les tribunes du Parken jeudi, le papa d’Axel Witsel est apparu très ému par le retour de son fils. « Je n’ai pas visionné les images mais je l’ai vu après le match. Il était ému comme si c’était mon premier match chez les pros avec le Standard. »

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