EDITO> Après l’affaire Conings, un code strict pour relancer l’armée

EDITO> Après l’affaire Conings, un code strict pour relancer l’armée

Si la neutralité de l’État se trouve aujourd’hui au cœur du débat, ce n’est pas uniquement par opportunisme politique. On touche là à plusieurs valeurs fondamentales de notre démocratie, mais aussi à une friction entre modèles sociétaux. Être irréprochable, neutre, ne pas afficher ses préférences politiques, religieuses ou philosophiques, tout cela devrait figurer en lettres d’or dans le guide du fonctionnaire et de tous les serviteurs de l’État.

Soyons francs, le monde politique n’a pas toujours montré l’exemple en la matière, en poussant des candidats clairement étiquetés politiquement ou en confondant certaines administrations avec des bureaux de placement. Mais après les échecs à répétition sur le dossier Jurgen Conings et le nombre d’activistes d’extrême droite repérés au sein de l’armée, une solide remise en question s’impose.

Dans l’entretien qu’elle nous accorde, la ministre de la Défense Ludivine Dedonder affirme qu’il n’y aura désormais plus de place pour les toxicomanes, les extrémistes et les personnes racistes parmi les militaires. Bien sûr, il faudra préciser les causes et les critères d’exclusion, pour éviter de tomber dans l’arbitraire et de favoriser des petits réglementes de comptes en interne. Ici aussi, il faudra être clair, précis et irréprochables, pour ne pas prêter le flanc aux accusations de « chasse aux sorcières » et au « procès politique » que certains partis, notamment en Flandre, risquent de lancer. L’armée et les militaires constituent un pilier essentiel de notre pays. Ils ne méritent pas d’être caricaturés. Mais après le fiasco de Jurgen Conings, une réaction forte s’impose pour rendre son aura à la Défense…

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Région flamande
Notre sélection vidéo
Aussi en Belgique