Sortie du nucléaire: le démantèlement des centrales devrait être achevé vers 2045

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Illustration - Photonews

« Nous avons tourné la page et nous nous préparons au démantèlement des sept réacteurs, y compris les deux les plus récents, conformément à la loi », a dit et répété M. Saegeman, confirmant de la sorte que la société n’entendait pas prolonger les réacteurs de Doel 4 et Tihange 3 au-delà de 2025 malgré l’option laissée sur cette prolongation par l’accord de gouvernement.

Electrabel a choisi de procéder à un démantèlement immédiat, dès l’arrêt des réacteurs de 2022 à 2025. Elle veut de la sorte limiter au maximum le risque de rayonnement sur le personnel et la population mais aussi mobiliser le plus rapidement possible son personnel, qui dispose de la connaissance des sites et de leur exploitation, pour cette tâche. La procédure s’étalera sur 20 ans. Une première phase de sortie et de refroidissement du combustible durera de trois à cinq ans avant son entreposage à sec. Le démantèlement proprement dit prendra de douze à treize ans pour chaque unité. Le travail de destruction est attendu vers 2040. Les sites seront « libérés » d’ici 2045, moyennant l’entreposage d’une partie des déchets durant 80 ans.

Cette entreprise est un défi. Seul un petit réacteur -le BR3- a été démantelé jusqu’à présent en Belgique. Sa capacité de production d’électricité s’élevait à 10 MW contre 6.000 MW pour le parc nucléaire actuel. Par unité, cela représente 235.000 tonnes, dont 2 % sont radioactifs.

Electrabel a garanti l’emploi sur les sites, soit quelque 2.000 équivalents temps plein, jusqu’ à la fin 2027. Le volume dans la période qui suit dépendra des fonctions qui seront nécessaires dans le cadre du démantèlement. Une étude est en cours sur le sujet afin d’établir une liste.

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