Neilson Powless remporte la Clasica San Sebastian aux dépens de Mohoric

Neilson Powless remporte la Clasica San Sebastian aux dépens de Mohoric
Photo News

Un Amérindien vainqueur au Pays Basque : Neilson Powless a ouvert son palmarès professionnel en gagnant samedi la Clasica San Sebastian aux dépens du Slovène Matej Mohoric.

Le jeune Américain s’est imposé d’une demi-roue à Mohoric (Bahrain), vainqueur de deux étapes du dernier Tour de France, dans un sprint à trois qui a concerné également le Danois Mikkel Honore (Deceuninck).

Powless, catalogué plutôt grimpeur, est parvenu à remonter le champion de Slovénie pour remporter la principale course d’un jour organisée en Espagne. Très démonstratif, il a salué ensuite les supporters, « check » à l’appui, avant de se rendre sur le podium protocolaire et se coiffer du traditionnel béret.

Le résultat final a récompensé l’équipe la plus entreprenante (EF Education) qui a envoyé à l’avant le Britannique formé en France Simon Carr, parti avec l’Espagnol Mikel Landa, dans la montée d’Erlaitz à 45 kilomètres de l’arrivée. Seul en tête, Carr a vu revenir une vingtaine de kilomètres plus loin un groupe de contre (Powless, Mohoric, Honore, Rota) qui a maintenu un avantage d’une minute sur le peloton.

Dans la dernière descente, sur une route rendue glissante par la pluie, Mohoric a failli partir à la faute que deux de ses compagnons (Honore, Rota) n’ont pu éviter au seuil des 5 derniers kilomètres. Si l’Italien Luciano Rota a échoué à rentrer (4e), Honore est parvenu à recoller à 1400 mètres de la ligne avant le sprint lancé par Mohoric, toujours en forme de pointe.

Une famille très sportive

Le groupe des favoris, réglé pour la cinquième place par l’Italien Alessandro Covi devant le champion du monde Julian Alaphilippe, a franchi la ligne à plus d’une minute. Powless avait eu le temps de savourer sa joie.

« C’est ma première victoire pro et je suis très heureux de l’avoir remportée ici à San Sebastian. Chaque fois que j’ai couru ici, c’était incroyable. Je suis tellement heureux de gagner devant un public aussi enthousiaste », a réagi à chaud l’Américain né en Californie. « Nous n’étions pas les favoris et nous avons donc essayé de courir intelligemment ».

Powless, l’un des talents en devenir du cyclisme des États-Unis, est issu d’une famille très sportive. Sa mère, née Jeanette Allred, a couru le marathon des JO 1992 à Barcelone et son père, d’origine Onneiout (une tribu indienne de la confédération iroquoise), a disputé à plusieurs reprises un Ironman. Quant à sa sœur Shayna, elle a déjà été sélectionnée dans l’équipe cycliste des États-Unis.

Pour sa première course depuis sa victoire fin mai dans le Giro, le Colombien Egan Bernal a terminé avec le groupe des favoris (16e) comprenant aussi le Danois Jonas Vingegaard (8e), le deuxième du récent Tour de France, et l’Ukrainien Mark Padun (13e), la sensation du Dauphiné début juin.

Aussi en Cyclisme