Inondations: la commission d’enquête wallonne, avec 4 membres namurois, va démarrer

La Gembloutoise Sabine Laruelle fait partie de la commission.
La Gembloutoise Sabine Laruelle fait partie de la commission. - Belga

Dans l’opposition, le cdH avait été le premier à annoncer, la semaine dernière, le choix de la Verviétoise Marie-Martine Schyns comme membre effectif, le chef de groupe François Desquesnes étant suppléant. Le PTB y envoie le député liégeois et ancien sidérurgiste Julien Liradelfo, a indiqué le chef de groupe Germain Mugemangango, qui sera lui-même suppléant.

Le cdH avait rapidement appelé à créer une commission d’enquête au parlement wallon, à la suite des inondations qui ont tué une quarantaine de personnes en juillet. Finalement, la majorité PS-MR-Ecolo a elle-même, la semaine passée, proposé une résolution similaire, que le cdH cosigne. Elle sera prise en considération en plénière ce mercredi après-midi, à l’occasion de la rentrée du parlement. Une première réunion devrait suivre encore cette semaine, après un vote en urgence.

Dans la majorité, le PS sera représenté par son chef de groupe André Frédéric, la Liégeoise Sabine Roberty et le Couvinois Eddy Fontaine. Les membres suppléants, qui peuvent assister et intervenir aux réunions au même titre que les effectifs, sont la Hennuyère Sophie Pécriaux, Dimitri Legasse, ancien bourgmestre de Rebecq, et Eric Lomba, ancien bourgmestre de Marchin. Le PS aura aussi la présidence de la commission d’enquête, qui sera occupée par le président du parlement, Jean-Claude Marcourt.

Le MR a désigné dans ses rangs l’expérimentée Sabine Laruelle (Gembloux), qui sera vice-présidente, ainsi que la Liégeoise Diana Nikolic, Christine Mauel, de la Communauté germanophone, son chef de groupe Jean-Paul Wahl, l’ancien ministre François Bellot (Rochefort) et Philippe Dodrimont. On se sait pas encore lesquels, au nombre de trois, seront officiellement membres effectifs.

Ecolo sera présent avec Olivier Bierin et Anne Kelleter, tandis que le chef de groupe Stéphane Hazée (Namur) et Veronica Cremasco, présidente de la commission de l’aménagement du territoire, seront membres suppléants. «Nous tenons à travailler de façon sérieuse et efficace, pour examiner l’ensemble des causes qui ont mené à la catastrophe (…), qu’il s’agisse de procédures d’urgence et de gestion de crise à réformer à court terme, ou de mesures plus structurelles de prévention et d’adaptation à implémenter à moyen terme », commente mardi Stéphane Hazée, via communiqué.

La commission d’enquête devra se pencher non seulement sur les éléments ayant pu contribuer à la catastrophe (certains parlent de la gestion des barrages), mais aussi sur la gestion de la situation avant (communication d’alerte) et après (intervention des secours) les intempéries. Cet événement tragique pose aussi à long terme des questions sur la gestion du territoire.

Aussi en PROVINCE DE NAMUR