DéFI veut plus de garanties et de transparence dans la mise en œuvre du CST

DéFI veut plus de garanties et de transparence dans la mise en œuvre du CST
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Selon Emmanuel De Bock (Région bruxelloise), Michael Vossaert (Fédération Wallonie-Bruxelles), et Jonathan de Patoul (Cocof), en Région Bruxelloise, la mise en place du CST sera conditionnée à l’analyse de la situation épidémiologique, via divers indicateurs tels que le taux de vaccination, le taux de reproduction du virus, le taux de contamination, le nombre de lits hospitaliers… DéFI veut que le gouvernement bruxellois établisse des seuils pour chacun des indicateurs retenus.

Pour Emmanuel De Bock, « l’articulation des critères retenus doit permettre d’être prédictif de l’évolution positive ou négative du CST. En clair, il ne s’agit pas de donner un blanc sein au Collège réuni pour justifier des prolongations… Les critères retenus ont-ils la même importance relative ? Je ne veux plus revivre ce qu’on a vécu avec le couvre-feu différencié. Il faut que la mesure adoptée ait du sens dans la lutte contre le Covid et se justifie quant à sa proportionnalité. C’est d’ailleurs une des remarques du Conseil d’Etat ».

Le CST mal appliqué

Au-delà de l’établissement des seuils, DéFI demande une méthodologie, et une publicité journalière, hebdomadaire des chiffres alimentant ces critères d’évaluation afin que la population puisse s’approprier la mesure.

Par ailleurs, les élus amarantes jugent « absurde que l’application du CST dans différents secteurs tels que l’horeca ou encore les institutions de soins ne concerne pas les travailleurs ». Pour la députée DéFI Marie Nagy, « il est incompréhensible que les soignants, qui passent davantage de temps avec le public fragilisé des Maisons de repos, ne soient pas obligés de présenter un certificat, alors même que les résidents et leurs familles le devraient ».

Plus de cohérence

Ils demandent de la précision sur la manière de calculer les jauges, notamment pour les grands complexes sportifs culturels. DéFI qualifie enfin de « non-sens » le fait qu’au sein d’un pays aussi petit que la Belgique, le CST ne fasse pas l’objet d’une application concertée et cohérente entre l’ensemble des Régions.

Dans le même contexte, le député-chef de groupe FWB Michaël Vossaert a déploré le manque de concertation avec les communes et les acteurs de terrain dans le cadre de l’élaboration du cadre juridique d’application du CST.

L’ordonnance bruxelloise visant la mise en place de ce CST, prévoit des sanctions pénales en cas d’infractions aux règles d’application du CST. Pour Emmanuel De Bock, le choix de la pénalisation risque d’encombrer les tribunaux et d’alourdir le casier judiciaire de ceux qui ne paieraient pas l’amende établie.

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