Mort d’Antonin à Gedinne: Valérie Glatigny veut durcir les règles des baptêmes

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La ministre francophone de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny, prendra l’initiative d’organiser une conférence consacrée aux baptêmes étudiants, a-t-elle indiqué jeudi sur les ondes de Bel-RTL à la suite du décès d’un étudiant en province de Namur. Elle réunira des représentants des cercles étudiants, les autorités académiques, les bourgmestres et des experts psychosociaux. « Nous avons une charte depuis un an et demi, j'ai demandé son évaluation. L'abus d'alcool devra y faire l'objet d'une réflexion. Je prendrai également l'initiative d'organiser une conférence, avec les cercles étudiants, les autorités académiques, les bourgmestres, des experts en psychologies sociales, pour réfléchir à l'abus de consommation d'alcool dans le milieu estudiantin. »

L’an dernier, une charte rédigée par l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES) est entrée en vigueur en Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle établit une série de lignes directrices à respecter durant les baptêmes étudiants, invite à des formations pour les organisateurs, etc. mais n’est pas contraignante et ne vise pas ce qui se déroule après le baptême.

La ministre a demandé une évaluation de cette charte pour ce qui concerne les violences sexuelles et souhaite y inclure l’abus d’alcool. Elle envisage un cadre réglementaire, plus strict, sur la façon d’organiser ces manifestations du folklore étudiant et qui permettrait, par exemple, de dissoudre un cercle qui ne respecterait pas les règles. « On voit que la charte est une avancée, elle prévoit un encadrement des baptêmes, mais (dans le cas d'Antonin), il s'agit de consommation d'alcool après l'activité de baptême. Donc il faudrait sans doute un cadre réglementaire plus stricte. Je pense par exemple à l'organisation des cercles étudiants: est-ce qu'en cas d'abus et d'incident, on peut envisager leur dissolution ? »

« Opérationnel pour la rentrée prochaine »

Elle estime aussi que des organisations rassemblant un grand nombre de personnes -l’événement à la suite duquel l’étudiant a perdu la vie en province de Namur rassemblait 300 personnes- doivent répondre à des objectifs de qualité. « L'objectif est d'être opérationnel pour la rentrée prochaine. »

De manière plus générale, une sensibilisation aux effets de l’alcool s’impose, juge-t-elle encore. «On ne fera pas l’économie d’une réflexion plus large sur la consommation d’alcool en général», a-t-elle souligné. «Il faut rappeler aux jeunes qu’un black out, ce n’est pas un événement anodin, que des black out à répétition peuvent engendrer des dégâts irréversibles sur le cerveau avec des dégâts en termes de concentration, de mémorisation. Il faut apprendre aux jeunes que la consommation excessive d’alcool a des conséquences importantes».

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