En conférence de presse, Jeholet règle ses comptes avec certains «commentateurs»

En conférence de presse, Jeholet règle ses comptes avec certains «commentateurs»

« Je voudrais dire quand même encore qu’après ce Comité de concertation, alors qu’on entend beaucoup des commentateurs de salon, parler de ‘l’irresponsabilité politique’, ‘qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion’… qui aujourd’hui a encore des certitudes par rapport à l’épidémie ? Les experts, les politiques, les scientifiques, je pense qu’on doit tous avoir l’humilité de reconnaître que non, et qu’aujourd’hui nous gérons avec le Premier ministre, et les entités fédérées cette crise, cette crise qui n’en finit pas, qu’on souhaiterait évidemment beaucoup plus courte, mais nous assumons et nous prenons nos responsabilités », a taclé Pierre-Yves Jeholet.

« Le capitaine sur le bateau n’existe plus »

Qui visait-il ? On ne sait pas. Mais ce matin, Yves Coppieters était l’invité d’une émission sur « DH Radio ». Il considérait qu’il était trop tôt pour prendre de nouvelles mesures. « J’ai l’impression que le capitaine sur le bateau n’existe plus », avait ainsi déclaré le professeur de Santé publique à l’ULB, consultant pour la RTBF.

« On a besoin des experts. On a besoin des experts qui nous éclairent sur la situation épidémiologique et sanitaire. Mais nous, les politiques, nous avons des responsabilités, à court terme pour gérer cette épidémie, mais aussi à moyen et à long terme… Nous devons avoir un regard sur l’apprentissage de nos enfants, sur la viabilité de toutes une série de secteurs économiques, sur la santé mentale, sur le bien-être de la population. Ça, ce sont nos responsabilités aujourd’hui et aussi notre responsabilité de demain », a répondu lors de la conférence de presse Pierre-Yves Jeholet.

« On est un pays où il y a 11 millions de commentateurs »

Avant de poursuivre : « Alors quand on dit pourquoi n’a-t-on pas pris ces mesures-là la semaine dernière ? Et bien parce que nous avons cet équilibre-là, nous les politiques. Gérer la crise sanitaire mais aussi toutes les conséquences de cette crise. Et ça, c’est peut-être la différence avec les experts. Et je pense qu’on a chacun notre rôle, et je les remercie encore. Mais c’est la différence entre un expert et un responsable politique. Alors c’est comme dans un match de foot, il y a toujours autant de spectateurs que d’entraîneurs. On est un pays où il y a 11 millions de commentateurs, mais un moment donné, on prend nos responsabilités, on a l’humilité de dire qu’on n’a pas toujours pris probablement les bonnes décisions, qu’on a parfois été trop optimistes par rapport à la crise. J’avais envie de dire aujourd’hui qu’après autant de Comité de concertation, que toutes ces réunions sont terriblement difficiles, et que toutes les personnes autour de la table prennent des décisions courageuses, difficiles et que nous les assumons dans toutes les difficultés et tout en mesurant la difficulté pour la population de vivre cette crise et d’en subir toutes les conséquences. »

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