Santé mentale: un jeune sur trois éprouve des difficultés à demander de l’aide

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La crise sanitaire a eu impact sur la santé mentale des 16-25 ans, alors que 45 % d’entre eux déclare avoir souffert de problèmes mentaux et que 15 % ont dû faire appel à un professionnel, selon une enquête menée par les Mutualités libres, citée dans Le Soir jeudi.

Près d’un jeune répondant sur deux (45 %) déclare avoir souffert de problèmes mentaux tels qu’un sentiment de panique, des crises d’angoisse ou encore une perte d’appétit, durant la crise sanitaire.

Or seuls 34 % des jeunes confrontés à des difficultés d’ordre psychologique se sont dirigés vers un professionnel de la santé mentale. Parmi eux, 35% mettent en évidence des difficultés à franchir le pas.

Ce ne serait pas tant la question de savoir où trouver de l’aide, mais plutôt la démarche en elle-même qui constituerait un frein dans l’accès aux soins. La toute grande majorité des jeunes (88 %) savent à qui s’adresser en cas de problèmes psychologiques. «L’une de nos hypothèses serait plutôt la crainte de la stigmatisation», analyse Xavier Brenez, directeur général des Mutualités libres. «Il y a une peur culturelle chez nous d’avouer que l’on a des problèmes de santé mentale et que l’on a besoin d’aide».

A la crainte de la stigmatisation vient s’ajouter le coût financier. «Les possibilités de remboursement pour les soins de santé mentale sont assez réduites aujourd’hui», confirme Xavier Brenez.

L’enquête des Mutualités libres a été réalisée début septembre, sondant en ligne un échantillon de mille Belges, francophones et néerlandophones, âgés de 16 à 25 ans.

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