Fosses-la-Ville: ils ont regardé Dorian se faire torturer sans intervenir

Ils étaient présents la nuit du 24 au 25 juin 2019.
Ils étaient présents la nuit du 24 au 25 juin 2019. - S.PO.

Une peine de travail de 100 heures a été requise, jeudi, par le parquet de Namur devant le tribunal correctionnel de Namur, à l’encontre d’un homme poursuivi pour non-assistance à personne en danger, la nuit du 24 au 25 juin 2019 à Fosses-la-Ville. Un an de prison a par ailleurs été requis, par défaut, à l’encontre d’un second prévenu poursuivi pour la même prévention.

Ces deux garçons étaient présents la nuit durant laquelle Dorian, un jeune homme 19 ans, a été torturé et séquestré durant près de deux heures par plusieurs personnes qui l’accusaient d’avoir imposé des relations sexuelles non-consenties à celle qui était sa petite amie.

Dorian l’hébergeait

L’un des deux prévenus était hébergé par Dorian, la nuit des faits. «Il était là, il a vu beaucoup de choses, est sorti plusieurs fois de la maison et a eu sa copine au téléphone mais il n’a prévenu personne», a précisé le parquet de Namur.

Le second prévenu, qui faisait défaut, est quant à lui arrivé plus tard sur place. Il n’a pas participé aux faits de torture mais n’est pas non plus intervenu pour porter secours. «Il a vu certaines scènes. Il avait la possibilité de faire quelque chose comme appeler la police mais il n’a posé aucun geste actif», a poursuivi le ministère public. Jugement le 13 janvier.

BELGA

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