Ligue des familles, SNI, UCM...: voici toutes les réactions aux mesures du Codeco

Ligue des familles, SNI, UCM...: voici toutes les réactions aux mesures du Codeco
Belga

La Ligue des familles demande des mesures de soutien aux parents et jeunes

La Ligue des Familles appelle les différents gouvernements du pays à apporter le soutien nécessaire aux parents et aux jeunes, à la suite du nouveau train de mesures décidé vendredi par le Comité de concertation.

Il a notamment été décidé d’une fermeture des écoles fondamentales une semaine avant les vacances de Noël, d’un retour à l’enseignement à distance la moitié du temps en secondaire et du port du masque dès l’âge de six ans.

La Ligue des familles demande que les parents des enfants de maternelles et de primaire aient droit au chômage temporaire pour fermeture d’école la semaine du 20 décembre, que le montant de l’allocation soit revu à la hausse pour que les familles précarisées puissent en bénéficier également, et que les écoles organisent des garderies pour tous les parents qui en éprouvent le besoin.

La Ligue des familles appelle également les pouvoirs publics à mettre en place un dispositif de congé pour les fonctionnaires qui doivent s’occuper de leurs enfants (qui ne peuvent pas bénéficier du chômage temporaire).

Il est aussi demandé aux employeurs d’octroyer, autant que possible, un congé supplémentaire à leurs travailleurs pendant cette période de fermeture des écoles.

Pour les élèves de secondaire, la Ligue des familles appelle à mettre en place un dispositif d’enseignement à distance «via documents papiers et rendez-vous individuels réguliers, afin de ne pas pénaliser les adolescents qui n’ont pas accès au matériel informatique ni ceux qui sont déjà en difficultés scolaires».

Enfin, la Ligue des familles insiste pour que les mesures prises soient temporaires et que «l’école reprenne normalement pour tous à la rentrée de janvier».

Par ailleurs, la Ligue des familles souhaite le maintien des stages prévus pendant les vacances de Noël ainsi que de toutes les activités extrascolaires.

La fédération des prestataires de mariage très satisfaite

La fédération des prestataires de mariage est extrêmement satisfaite après le Comité de concertation de vendredi, réagit sa représentante Isabelle Ghosez. Les autorités ont décidé de ne pas imposer de mesures supplémentaires pour l’organisation de mariages. Les mesures actuelles, telles que la présentation du CST (Covid Safe Ticket) et le port du masque buccal, restent en vigueur.

Le Comité de concertation a décidé vendredi d’interdire provisoirement tous les regroupements et activités privés à l’intérieur, mais à l’exception des mariages notamment. «Nous sommes probablement l’un des rares secteurs à être vraiment satisfait aujourd’hui», commente Isabelle Ghosez. «Peu de choses changeront pour nous et c’est très positif. Des mesures plus strictes auraient entraîné une grosse perte financière tant pour les couples que pour les fournisseurs au mois de décembre».

Depuis l’instauration du CST et du port obligatoire du masque buccal lors des mariages, plus aucune annulation n’a été enregistrée par les prestataires. «Nous constatons que les gens en ont marre de reporter leur fête et qu’ils s’adaptent donc aux mesures actuelles», explique la représentante de la fédération. «Certains ont dû reporter leur mariage jusqu’à quatre fois».

Le secteur reste toutefois prudent pour le début de l’année 2022. «Nous espérons que les nouvelles mesures feront baisser les chiffres de la pandémie et qu’il n’y aura pas de mesures plus strictes», ajoute Isabelle Ghosez.

«Un soulagement», pour le SNI

«?Nous nous réjouissons qu’aucune restriction supplémentaire n’ait été prise sur l’horeca ni sur les commerces. Ça aurait été un nouveau coup très dur avant les fêtes de fin d’année pour ces deux secteurs?», a réagi vendredi le Syndicat neutre pour indépendants (SNI), à l’issue du Comité de concertation (Codeco).

Le SNI déplore toutefois l’interdiction de la tenue d’événements de plus de 200 personnes en intérieur. «Le secteur événementiel, qui a déjà énormément souffert depuis 1,5 an va à nouveau subir un choc très important?», estime-t-il.

Le SNI demande dès lors que le gouvernement fédéral et les régions accélèrent le retour de mesures de soutien pour l’ensemble des secteurs touchés. Il souhaite également que les autorités fassent preuve de ’self-control’ et évitent ce ’football panique’ extrêmement préjudiciable à l’activité économique.

«?Cette séquence de trois Codeco en à peine trois semaines donne la très mauvaise impression d’un ’football panique’ de la part des décideurs politiques. C’est extrêmement préjudiciable à l’activité économique et aux entrepreneurs qui ont besoin de certitudes. Il faut maintenant se tenir à ces règles?!?», conclut l’organisation d’indépendants.

«Il est urgent de remettre sur la table la question des aides», pour l’UCM

Pour l’Union des classes moyennes (UCM), il est urgent de remettre sur la table la question des aides financières, fait savoir l’association francophone de défense des indépendants en réaction au Comité de concertation tenu vendredi. L’UCM fustige également l’"instabilité» provoquée par l’organisation de trois Codeco successifs, les querelles politiques et les annonces anxiogènes qui nuisent au bon déroulement de la vie économique.

L’UCM se félicite du maintien de l’ouverture de l’horeca aux heures fixées la semaine passée (fermeture à 23h, NDLR), même si les conditions y restent «compliquées».

L’Union des classes moyennes urge «de remettre sur la table la question des aides», au vu du coup porté à l’événementiel, à la culture (limitation fixée maintenant à maximum 200 personnes, NDLR), au sport, auquel s’ajoute le télétravail et les fermetures d’écoles. «Les entrepreneurs devront bénéficier d’un soutien adéquat, fédéral et régional, au-delà du 31 décembre. Le moratoire de fait sur les faillites (ONSS et administrations fiscales font preuve d’une certaine patience) garde tout son sens tant que la reprise n’est pas solide pour tout le monde.»

Enfin, l’UCM rappelle son souhait d’une vaccination généralisée, principale porte de sortie de la crise épidémique.

La ministre de la Culture attend un geste des autres niveaux de pouvoir

La ministre de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles, Bénédicte Linard, a réclamé vendredi des autres niveaux de pouvoir qu’ils prennent aussi leur part pour soutenir le secteur, pour qui la limitation des jauges décidée par le comité de concertation est «un nouveau coup dur».

«Maintenir la culture ouverte (musées, théâtres, cinémas, etc.) était essentiel tant pour le public que les professionnels, même si la limitation des jauges est un nouveau coup dur pour le secteur culturel, à l’image des restrictions qui touchent l’ensemble de notre société», a commenté la ministre Ecolo, sur Twitter.

Mme Linard fait observer que depuis le début de la crise, la Fédération a déjà dégagé plus de 100 millions d’euros d’aide pour soutenir le secteur. «J’attends des autres niveaux de pouvoir qu’ils prennent aussi leur part», dit-elle.

De nouvelles concertations avec le secteur sont prévues dès lundi.

«La culture fait partie de la solution en permettant de tisser des liens et de nous évader, mais aussi de réfléchir à ce que nous vivons aujourd’hui. Il est essentiel de lui permettre de continuer de rencontrer tous ses publics», plaide la ministre francophone.

Parmi les nouvelles mesures décidées vendredi en comité de concertation, les événements, représentations culturelles et congrès à l’intérieur sont autorisés sous certaines conditions, dont un maximum de 200 personnes, portant le masque, assises et disposant d’un CST dès qu’elles sont au moins 50. À partir de samedi, les événements de plus de 4.000 personnes ne pourront plus avoir lieu.

«Aucune mesure pour les soignants», déplore le CDH. «Peu lisible», regrette DéFI

Le cdH, par la voix de sa cheffe de groupe Catherine Fonck, a déploré vendredi l’absence d’annonces de mesures de soutien pour le personnel soignant. «Aucune mesure concrète de soutien aux soignants qui sont sous pression maximale et alors que 200 lits USI (soins intensifs) sont fermés par manque de personnel, ni pour la première ligne, ni pour les hôpitaux. C’est choquant», a-t-elle écrit sur Twitter.

De son côté, DéFI salue les mesures prises en faveur de la ventilation dans les écoles. "La» mesure qu’on attendait depuis des mois. Enfin», a commenté son président François De Smet sur le même réseau social. «Pour le reste, un nouveau Codeco peu lisible et trop tardif. Tout est contenu dans le désarroi du ministre de la Santé, qui «regrette ce compris» et «espère qu’on a atteint le plateau», a-t-il ajouté. Le député fédéral a aussi regretté l’absence de nouvelles mesures sur l’obligation de télétravail.

Cinémas: «Le plus important est que nous puissions rester ouverts »

La Fédération des cinémas de Belgique (FCB) s’est dite soulagée de pouvoir garder les portes de ces différentes salles de projection ouvertes, tout en avouant ne pas savoir sur quel pied danser face au manque d’informations présentées pour son secteur lors du Comité de concertation tenu vendredi, a réagi Thierry Laermans, secrétaire général de la FCB.

«Nous sommes bien conscients qu’au vu de la situation sanitaire, certaines mesures de réduction de capacités dans les salles allaient être prises, mais le plus important est que nous puissions rester ouverts», se réjouit M. Laermans.

Le Comité de concertation a décidé de renforcer les mesures déjà existantes (Covid safe ticket, masques, ventilation) en limitant, comme pour le reste du secteur culturel, le nombre de public à 200 personnes maximum.

Néanmoins, pour le FCB, si ce maintien de l’ouverture des salles est une bonne chose, le manque d’informations pratiques exposées lors du Codeco reste source d’inquiétudes. «Est-ce que les gens pourront retirer leur masque pour manger et boire, et donc est-ce que les échoppes de nourriture et de boissons pourront ouvrir ?», s’interroge le secrétaire général, qui prévient qu’une telle interdiction rendrait «les choses très difficiles économiquement».

Selon lui, le secteur du cinéma aura de toute façon encore besoin de mesures d’aide. «On n’est jamais retourné, pour diverses raisons à 100% de nos capacités, depuis le début de la pandémie, et avec la très importante période des fêtes qui se profilent dans un climat compliqué, cela reste nécessaire», explique Thierry Laermans.

Le groupe Kinepolis s’est lui aussi satisfait des mesures dont «l’impact sur ses cinémas restera relativement limité», a réagi Anneleen Van Troos, responsable communication de la société. «Nous avions déjà pris quelques mesures supplémentaires, comme laisser un siège libre à gauche et à droite entre les différentes bulles, et n’avions qu’un petit nombre de théâtres où nous recevions finalement plus de 200 visiteurs», du fait de cette distanciation sanitaire imposée.

Pour le secteur de l’événementiel, le climat d’incertitude est insoutenable

L’incertitude liée aux mesures de précaution sanitaire est devenue «insoutenable» pour le secteur de l’événementiel, qui ne «tourne plus que pour pouvoir payer les frais d’annulation», a réagi l’organisation faîtière des fédérations du secteur de l’événementiel Event Confederation, à l’issue du dernier Comité de concertation (Codeco).

Vendredi, le Premier ministre, le ministre fédéral de la Santé et les ministres-présidents des entités fédérées, réunis en Codeco, ont pris une série de nouvelles mesures visant à freiner la quatrième vague de l’épidémie de coronavirus. Parmi celles-ci figure l’interdiction, dès le samedi 4 décembre, des événements publics réunissant plus de 200 personnes à l’intérieur.

Pour le secteur de l’événementiel, déjà soumis à des mesures strictes (obligation du port du masque, du Covid Safe Ticket, de la ventilation et des places assises), il s’agit d’un nouveau coup dur. «Pour la troisième semaine consécutive, le secteur tourne pour pouvoir payer les frais d’annulation, sans dédommagements», se désespère Bruno Schaubroeck, de l’Event Confederation.

L’organisation regrette surtout «l’absence de vision à long terme» pour un secteur «qui peut difficilement survivre» dans ces conditions et attend un «soutien spécifique» de la part du gouvernement.

La CGSP-Enseignement se dit «très déçue»

La CGSP-Enseignement s’est dit vendredi soir «très déçue» par les mesures décidées par le comité de concertation concernant l’école, estimant que celles-ci n’allaient finalement que peu influer la situation sanitaire.

«On décide d’imposer le port du masque dès 6 ans. Mais en Flandre, où le masque a déjà été imposé depuis plusieurs semaines (en 5e et 6e primaire, ndlr), le taux de contamination y est plus fort que dans les écoles francophones. Je ne suis donc pas convaincu que ce sera une mesure efficace. Ce sera en plus très compliqué avec les tout petits», prédit le syndicaliste.

Ce dernier ne se réjouit pas plus de la décision d’imposer l’hybridation des cours dans le secondaire.

Massivement pratiqué depuis le début de la pandémie, celui-ci a provoqué beaucoup de dégâts psycho-sociaux pour de nombreux élèves, rappelle M. Thonon.

Le bénéfice sanitaire de cette mesure sera en outre limité par le fait que certaines écoles, qui sont autorisées à organiser leurs traditionnels examens de Noël dès le 13 décembre prochain, ne la pratiqueront finalement que très peu de temps.

Enfin, l’anticipation des vacances de Noël d’une semaine n’apportera ses bénéfices sanitaires que d’ici deux semaines seulement, alors que la pandémie est à plein régime, relève M. Thonon.

«Ça vient donc un peu tard. Cette mesure sera-t-elle donc vraiment efficace? Je ne pense pas», ajoute le président de la CGSP-Enseignement.

«Au final, toutes ces décisions vont mettre les équipes pédagogiques encore plus en difficultés, alors qu’elles le sont déjà fortement vu les absences de profs, etc. Je crois donc que toutes ces mesures ne vont pas arranger les choses...»

L’installation des mesureurs de CO2 dans les écoles prendra du temps, avertit le SeGEC

L’installation massive d’appareils mesureurs de CO2 dans les écoles décidée vendredi par le Comité de concertation afin de lutter plus efficacement contre la pandémie de coronavirus prendra du temps, a averti vendredi le secrétariat général de l’enseignement catholique (SeGEC).

«Les budgets (promis par les autorités publiques pour aider les écoles à les acquérir, ndlr) ne sont pas encore disponibles, ni les détecteurs sur le marché d’ailleurs», a commenté vendredi Etienne Michel, le directeur du SeGEC, contacté par Belga.

Le Codeco a décidé vendredi que pareil mesureur devrait être installé dans tous les locaux et classes accueillant un grand nombre de personnes dans les établissements scolaires du pays.

Or, avec une pandémie d’ampleur mondiale, la demande pour ce type d’appareils est aujourd’hui particulièrement forte, ce qui limite leur disponibilité sur le marché.

Vu le nombre de classes dans certaines écoles, le nombre d’appareils à acheter (et à installer) sera parfois très important. Ce qui pèse logiquement sur les budgets des écoles.

La Fédération Wallonie-Bruxelles a annoncé récemment vouloir mobiliser près de 3 millions d’euros à titre provisionnel pour aider les écoles à s’équiper.

Pour le SeGEC, vu la situation pandémique «vraiment sérieuse, surtout dans le fondamental», il était important que le Codeco prenne une série de mesures sanitaires, «même si le changement permanent de règles est particulièrement lourd à porter» pour les écoles, poursuit M. Michel.

Celui-ci appuie la décision d’imposer le masque en classe dès six ans. «C’est un geste citoyen et je pense qu’il sera possible d’expliquer aux enfants en quoi il est nécessaire et citoyen», estime le SeGEC.

Les écoles catholiques scolarisent la moitié environ des enfants en Fédération Wallonie-Bruxelles.

«Les enfants ont été oubliés dans toutes les communications officielles», pour Bernard De Vos

«Je demande à nouveau aux politiques de prendre la peine de s’adresser aux enfants et aux jeunes pour leur expliquer correctement les décisions qui viennent d’être prises, avec empathie», enjoint vendredi le Délégué général aux droits de l’enfant en Communauté française, Bernard De Vos. «Depuis le début de la crise, les enfants et les jeunes ont été oubliés dans toutes les communications officielles publiques», confie-t-il à Belga. «On continue à renvoyer chaque enfant, chaque jeune et sa propre souffrance individuelle, vers des services d’aide psychologique qui sont totalement débordés, sans tenir un discours collectif et empathique à leur intention. J’ai demandé des dizaines de fois que des conférences de presse adaptées aux jeunes puissent se tenir ou qu’on communique avec eux via les réseaux sociaux, par exemple».

Le Délégué déplore également l’obligation du port du masque dès l’âge de six ans. «Je peux comprendre la gravité de la situation. Mais s’il y avait une telle urgence, pourquoi ne pas avoir choisi de fermer les écoles dès lundi ? Je ne comprends pas bien la logique de la décision». De façon plus générale, il souhaite que le gouvernement implique les jeunes dans ses prochaines prises de décision. «Même si le gouvernement n’a pas la possibilité de questionner tous les jeunes de Belgique, qu’on laisse des associations de terrain compiler des avis et les faire remonter. Leur participation et leur reconnaissance est importante».

La Commissaire aux droits de l’enfant en Flandre, Caroline Vrijens, trouve elle aussi que les nouvelles décisions sont «difficiles à avaler». «S’il s’avère que les activités parascolaires sont totalement interdites, ce serait très radical. En revanche, les événements jusqu’à 200 personnes et les sorties sont autorisés. Je comprends que ce sont des décisions très difficiles à prendre, mais je demande que le bien-être des enfants et des jeunes soit pris en compte». Elle appelle également à «la prudence» quant à l’obligation du port du masque dès six ans. «Je suppose que le Comité de concertation n’avait pas d’autre choix. Le plus important est que les écoles puissent rester ouvertes. (...) Je préconise que l’on réévalue rapidement tout cela et que l’on adapte les mesures dès que cela sera à nouveau possible», précise-t-elle.

«Des décisions désastreuses» pour le secteur de la culture

«Choqués», «stupéfaits», «incrédules»... Les acteurs du secteur culturel n’ont pas mâché leurs mots à l’issue du Comité de concertation (Codeco), réuni vendredi pour renforcer les mesures de précaution sanitaire face à la quatrième vague épidémique.

Déjà soumis à des règles strictes, les acteurs du secteur culturel jugent «désastreuses» les nouvelles mesures annoncées.

Parmi celles-ci, les autorités ont décidé d’interdire, dès le samedi 4 décembre, les événements publics rassemblant plus de 4.000 personnes. A l’intérieur, les représentations culturelles, concerts, congrès et autres ne pourront plus réunir qu’un maximum de 200 personnes dès le 6 décembre. Le public devra obligatoirement être assis et porter un masque. Et le recours au Covid Safe Ticket sera obligatoire dès 50 personnes.

«Nous sommes choqués», s’est exclamée la secrétaire générale de la Fédération des employeurs des Arts de la scène (FEAS), Françoise Havelange. «C’est de la déconsidération totale pour le secteur culturel, alors que l’on sait très bien que les salles ne sont pas des lieux de contamination».

«Si certaines d’entre elles pourront s’adapter, d’autres ne tiendront tout simplement pas», a-t-elle ajouté.

Pour la salle de concerts Het Depot, à Louvain, ces décisions sont «une immense déception». Limiter le public à 200 personnes assises, «cela revient de facto à une fermeture», regrette son directeur Mike Naert.

Nombre d’acteurs soulignent amèrement les efforts déployés jusqu’ici pour garantir la sécurité du public lors des concerts et représentations culturelles. «Il y a deux ans, avec la panique liée au début de la pandémie, nous pouvions comprendre une fermeture, mais aujourd’hui, avec le CST, les masques, les parterres assis, la ventilation, etc. nous disposons d’un modus operandi à même de limiter grandement les risques de propagation», rappelle la directrice de Forest National, Coralie Berael.

Pour l’Opéra royal Wallonie-Bruxelles, «les décisions (de ce vendredi), prises en dépit des nombreuses études réalisées en Europe ces derniers mois, qui montrent que les salles de spectacle ne sont pas des lieux de transmission du virus, sont pour nous extrêmement dommageables à l’exercice des métiers de la culture, mais également à la mission éducative des institutions culturelles».

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