L’Union belge de football réagit aux incidents survenus lors de Standard-Charleroi

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L’Union belge de football réagit aux incidents survenus lors de Standard-Charleroi
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Entre les jets de fumigènes, l’envahissement du terrain et la provocation envers les supporters carolos : les fans liégeois, visiblement excédés par la situation sportive de leur club, ont franchi la ligne rouge ce dimanche soir à l’occasion du choc wallon (0-3). Si le match a été arrêté, de nombreuses sanctions devraient tomber prochainement.

À la 87e minute, l’arbitre de la rencontre a renvoyé définitivement tous les acteurs aux vestiaires. Moment choisi par certains supporters des Rouches pour traverser le terrain et aller provoquer leurs homologues carolos. Alors que l’on assistait à ces scènes déplorables dans le stade de Sclessin, d’autres supporters liégeois, restés en tribunes, encourageaient même les Ultras.

Quelques instants après la partie, la Pro League n’a pas manqué de condamner ces actes, précisant que ceux-ci étaient « inacceptables, voire criminels ».

Le communiqué de l’Union belge

« Une petite guéguerre est-elle encore autorisée ? Je n’attends rien d’autre que de la fumée, de la pyrotechnie et des chansons en particulier. Bien évidemment, c’est interdit par toutes les règles possibles, mais cette petite guéguerre, elle est tout de même encore autorisée ? » C’était le titre et le contenu d’un édito écrit par un insider d’un club, la veille de ce week-end footballistique, qui a été marqué par des incidents inacceptables.

Nous connaissons la réponse depuis un certain temps. Un feu de Bengale atteint des températures allant de 1.500 à 2.000 degrés et provoque des brûlures irréparables. Les pétards éclatent à hauteur de 150 décibels et peuvent endommager l’ouïe de façon irrémédiable. Les chants racistes et discriminatoires peuvent causer des dommages psychologiques irréversibles. Tout cela n’a pas sa place dans un stade de football. Point final.

L’homme, un récidiviste, qui a jeté une fusée dans le bloc réservé aux supporters de l’Antwerp est mis en examen pour tentative d’homicide et incendie criminel. Il s’agit d’une tentative d’homicide dans un stade de football. Comme si ces mots avaient leur place dans une même phrase. Des hommes cagoulés sont entrés sur le terrain. Ce sont des scènes de guerre et les images sont choquantes, avec pour conséquence qu’un match n’a pas pu être joué jusqu’à son terme.

Bien entendu, l’URBSFA regrette et condamne les incidents survenus ce week-end lors des matchs K. Beerschot VA – R. Antwerp FC et R. Standard de Liège – Sporting du Pays de Charleroi. Tout comme notre Fédération regrette et condamne les nombreux incidents qui ont eu lieu dans les stades de football belges cette saison. Mais la simple condamnation des faits est totalement insuffisante dans les circonstances actuelles.

Il n’existe pas de recette simple pour bannir de tels incidents des stades de football. Ce qu’il faut pour y remédier, c’est un accord entre tous les clubs et un ensemble solide de mesures préventives et répressives. Les clubs sont confrontés à une obligation de mettre en œuvre une politique de tolérance zéro à l’égard de l’utilisation des feux de Bengale, des pétards, des fumigènes et au recours à des chants discriminatoires. Mais les clubs ne réussiront pas seuls. Une politique uniforme est nécessaire entre tous les clubs, toutes les forces de l’ordre, tous les bourgmestres et tous les parquets dans notre pays tout entier.

Les supporters, les joueurs, les arbitres, les stewards et toutes les personnes qui participent à un match de football méritent un environnement sûr. Cela semble être la logique même. Mais ce n’est pas une réalité.

L’URBSFA se concertera à ce sujet cette semaine avec la Pro League et la Cellule football du SPF Intérieur.

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