«D’autres pays commencent à s’inquiéter de l’impact de Noël et du Nouvel An»

«D’autres pays commencent à s’inquiéter de l’impact de Noël et du Nouvel An»
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Le recul amorcé des infections au Covid-19 et des hospitalisations de patients contaminés se confirme à la lumière des derniers chiffres de Sciensano publiés mardi matin.

Entre le 30 novembre et le 6 décembre, il y a eu en moyenne 300 admissions à l’hôpital par jour pour cause de coronavirus, soit une baisse de 5 % par rapport à la période de référence précédente. Au total, 3.652 personnes sont hospitalisées en Belgique en raison du Covid-19 (-1 %), dont 816 patients traités en soins intensifs.

Entre le 27 novembre et le 3 décembre, 17.146 nouvelles contaminations au Sars-CoV-2 ont été dépistées en moyenne par jour, soit un recul de 4 % par rapport à la semaine précédente. Depuis le début de la pandémie en Belgique, plus de 1,9 million de cas d’infection au coronavirus ont été diagnostiqués.

Nos confrères du Nieuwsblad ont demandé à Geert Molenberghs de commenter cette récente baisse des indicateurs. Selon le biostatisticien, celle-ci suggère que le pic de la quatrième vague de Covid-19 dans notre pays est derrière nous. « Mais la courbe ne va pas continuer à baisser d’elle-même. Si nous devions renoncer à toutes les mesures maintenant, elle augmenterait à nouveau. Nous devons maintenir cela assez longtemps », met en garde l’expert.

Il ajoute que « les mesures sont une chose, mais je pense qu’il y a une grande prise de conscience que les chiffres étaient vraiment mauvais et que les gens limitent leurs contacts à cause de cela (…) La suppression des trains et des bus et la fermeture de tant d’écoles montrent que le virus s’est propagé plus violemment que lors des vagues précédentes ».

Une question se pose dès lors : les mesures actuelles sont-elles suffisantes pour passer des Fêtes « normales » ? Pour Geert Molenberghs, outre l’imposition des mesures, c’est le fait que la population les applique qui importe. « Dans l’ensemble, il y a de l’espoir si nous nous en tenons suffisamment aux mesures (…) D’autres pays commencent à s’inquiéter de l’impact de Noël et du Nouvel An. Nous avons tout annulé l’année dernière. Le Portugal et l’Irlande avaient alors tout lâché car ils avaient réalisé un bon parcours. Mais ils ont par la suite eu un pic massif. C’est un gros risque », estime-t-il.

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