Edito: Lucie Demaret, le dommage collatéral de trop

Edito: Lucie Demaret, le dommage collatéral de trop

Ils avaient voulu être discrets. Jamais encore, la relation n’avait été réellement «officialisée». Mais ce mardi, en répondant émotionnellement à la question d’un journaliste lors de la conférence de presse du MR - annonçant la nomination d’Adrien Dolimont comme ministre wallon du Budget et des Aéroports - Georges-Louis Bouchez a clairement dévoilé sa relation avec Lucie Demaret. En couple, les deux libéraux le sont bel et bien.

Et c’est ce qui a entraîné, au final, la perte de cette dernière. Avec ses 400 voix obtenues lors des élections communales de 2018, c’est elle qui aurait dû théoriquement remplacer Adrien Dolimont et prendre le siège de présidente du CPAS de Ham-sur-Heure/Nalinnes. Mais c’est son compagnon qui a libéré ce poste en nommant Dolimont comme ministre. Alors, et clairement pour se prémunir des «on-dit», elle y a renoncé. Probablement à contrecœur et certainement pour protéger son partenaire et son président de parti des critiques de népotisme.

Et cette situation n’est pas acceptable. Peu de gens ont l’air de s’en offusquer. La question, posée par ce journaliste, n’est pas indigne, comme l’a déclaré Georges-Louis Bouchez. Il est normal que le principe déontologique soit vérifié. Comme lors de la nomination de Lucie Demaret au poste de vice-présidente du conseil d’administration de l’ISPPC. Mais lorsque tout est «en ordre», une personne compétente, en droit d’exercer cette fonction, et désignée par le vote des citoyens, ne devrait pas renoncer à cette fonction.

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Notre sélection vidéo
Aussi en CHARLEROI ET SA REGION