Alexandro Calut est métamorphosé avec le Standard

Il est conscient de ce qu’il vit. Car tout le monde ne reçoit pas une deuxième opportunité de briller.
Il est conscient de ce qu’il vit. Car tout le monde ne reçoit pas une deuxième opportunité de briller. - Belga

Nous sommes le 8 mai 2021. Alors entraîneur des Rouches, Mbaye Leye décide de donner une chance à Alexandro Calut de prouver sa valeur face à Gand, dans des Playoffs 2 presque ridicules, car disputés sur un mode mineur par les Standardmen. Difficile pour un gamin de s’exprimer, voire d’exister. Tant contre les Buffalos que du côté d’Ostende lors de l’ultime match de la saison dernière, le latéral est apparu léger dans les duels, perdu tactiquement et timoré.

Le train pour la Pro League semblait être passé, laissant l’ancien sociétaire de Genk à quai. Nous en revenons donc au contexte, celui qui donne parfois une seconde chance à un moment qui surprend. Comme lors de la réception du Club de Bruges, le 23 janvier dernier. Collins Fai à la CAN, Nicolas Gavory parti à Düsseldorf et Niels Nkounkou rarement convaincant, Luka Elsner décide de sortir le jeune garçon de son chapeau. Après l’avoir dépoussiéré, car il ne semblait plus entrer en ligne de compte aux yeux de son entraîneur.

« Il fait partie de ces éléments qui ont du caractère, ce dont nous avons besoin. Et il cadre parfaitement avec notre philosophie, basée sur la jeunesse. » L’homme qui tombe à pic en fait. Parce que le côté gauche de la défense était déserté. Il manquait un gars fiable, sur lequel il est possible de compter en toutes circonstances.

Alexandro est rapidement entré dans cette catégorie, en enchaînant les bonnes prestations sans sourciller. Avec des défauts – qui n’en aurait pas à son âge ? – mais surtout un calme olympien. Comme lorsqu’il prend une carte jaune très tôt dans la partie du côté d’Eupen.

« Je n’ai pas eu peur, j’ai juste essayé de ne pas être trop agressif dans les duels. Pour le reste, il faut que j’enchaîne les matches pour augmenter mon volume de jeu. Je sais que j’ai une chance à saisir. »

Le garçon est conscient de ce qu’il vit, car tout le monde ne reçoit pas une deuxième opportunité de briller. Alors il se fait plaisir, avec de la force dans les duels et de la justesse dans le placement. Sans faire trop de bruit, il rassure, en dépit de la pression. Celle qui règne sur ses épaules, celles de ses équipiers mais aussi de tout un club.

Car le Standard n’a pas le droit à l’erreur sur la pelouse de Genk. Presque contraint à la victoire pour entrevoir une chance de rejoindre les Playoffs 2, il devra faire preuve d’intransigeance face à l’une des plus grosses armadas de la compétition. Junya Ito, Théo Bongonda, Paul Onuachu et consorts, de quoi vous donner des maux de tête. Mais aussi d’apprendre, et de grandir. Ce qu’Alexandro s’efforce de réaliser depuis son arrivée en bord de Meuse, en 2016, en droite ligne de… Genk, son futur adversaire. Celui qui va lui permettre d’accrocher une cinquième titularisation de rang, pour une seule clean sheet à la clé. Pas assez pour remonter au classement.

« Avec le temps, nous allons retrouver le Standard d’avant. » Une phrase déclamée avec l’insouciance d’un gamin, mais la détermination d’un tôlier. Ce qu’il pourrait devenir…

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