Irlande - Belgique: tous les secrets de l’adversaire des Diables

L’Anderlechtois Josh Cullen croisera la route des Diables ce samedi.
L’Anderlechtois Josh Cullen croisera la route des Diables ce samedi. - Photo News

Il est clair que la génération des Roy Keane, Robbie Keane, Shay Given ou Damien Duff a tourné la page depuis un petit temps déjà. Maintenant, l’Irlande (49e à la FIFA) s’appuie sur un groupe homogène, sans réelles vedettes, qui mise tout sur la force collective. Les Diables rouges savent à quoi s’attendre ce samedi à l’Aviva Stadium de Dublin : face aux « Boys in Green », ce n’est jamais une partie de plaisir.

1. Un bilan positif pour les Diables

En un siècle d’existence, l’équipe nationale irlandaise a croisé la route de la Belgique à quinze reprises. Si les Diables rouges conservent un bilan positif par rapport à leurs homologues (6 victoires belges, 5 partages et 4 victoires irlandaises), il est bon de savoir que ça n’a pas toujours été mission aisée. Surtout lors de la période d’avant-guerre. Mais les affrontements entre les deux pays qui ont véritablement marqué les esprits, ce sont assurément les trois derniers. En 1997, les joueurs de Georges Leekens avaient décroché au forceps leur qualification pour le Mondial français au terme d’une double confrontation haletante (1-1 à Dublin, puis 2-1 à Bruxelles). Enfin, à l’Euro 2016, les troupes de Marc Wilmots s’étaient facilement imposées en phase de groupe (3-0) grâce à un doublé de Romelu Lukaku et un pion d’Axel Witsel. Une victoire qui a permis de relancer quelque peu les Diables… après la déroute contre l’Italie.

2. Pas de vedette, mais de la générosité

Seulement six participations à un grand tournoi, dont la dernière remonte déjà à 2016. Si l’Irlande n’avait jamais vraiment été présente dans la lutte pour la qualification au Mondial 2022 – troisième de son groupe, derrière la Serbie et le Portugal -, elle n’est pas pour autant dénuée de qualités. Celles-ci ne sont pas ciblées sur l’une ou l’autre grosse individualité comme l’Ecosse ou le pays de Galles peuvent se vanter d’en avoir, mais plutôt découlant d’une organisation (3-4-2-1) que Stephen Kenny veut rendre insubmersible. Ou, du moins, ça en est le projet assumé. Pour ce faire, le sélectionneur irlandais peut s’appuyer sur l’expérience de nombreux joueurs militant en Premier League ou en Championship qui ont l’habitude d’une certaine discipline et qui ne sont jamais avares d’efforts. Coleman (Everton), Doherty (Tottenham) et Robinson (WBA) en sont d’ailleurs de parfaits exemples.

3. Cullen s’est imposé dans l’entrejeu

Après avoir signé ses grands débuts en sélection en 2019, Josh Cullen a pris une autre dimension depuis l’arrivée de Stephen Kenny en 2020. Il est devenu une pierre angulaire du onze de départ irlandais, lui dont le compteur de caps pointe dorénavant à 15 (deux assists à la clé). Le médian récupérateur d’Anderlecht est fidèle à lui-même. Il n’est pas le joueur qui va se faire remarquer, mais son travail de l’ombre permet d’équilibrer toute une organisation. A l’occasion de ses quatre dernières sorties avec son pays, il a été aligné avec succès aux côtés de Jeff Hendrick (QPR, prêté par Newcastle). Un duo qui semble avoir fait ses preuves et qui devrait être une nouvelle fois renouvelé.

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