Édito: les Diables rouges devront éviter les pièges avant d’affronter la tempête

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Depuis leur retour sur le devant de la scène internationale, les Diables rouges ont été – avouons-le – quelque peu épargnés par les différents tirages au sort. Aux Mondiaux 2014 et 2018 ainsi qu’aux Euros 2016 et 2020, notre sélection nationale n’a pas vraiment dû élever son niveau outre mesure pour franchir le cut du premier tour. Cette fois, les Belges devront assurer l’essentiel face à une opposition qui s’annonce piégeuse. Le Canada, le Maroc et la Croatie ne seront certainement pas des oiseaux pour le chat belge.

Bien sûr, sur le papier, la Belgique reste supérieure à ces trois nations et va devoir assurer son rang pendant cette phase de poule. Pour la plus grande joie de Roberto Martinez, les Diables rouges entreront en lice le mercredi 23 novembre – soit deux jours après le lancement des hostilités. Mais les Belges, qui n’auront pas de réelle préparation à l’instar des 31 autres pays, devront directement être à niveau. Défier la bande de Jonathan David, puis celle d’Achraf Hakimi et, enfin, les derniers finalistes en titre n’a rien d’une sinécure. Ni d’un groupe de la mort, certes. La Belgique peut donc se réjouir, d’une certaine façon, d’être considérée comme la grande favorite de son groupe. Mais elle doit être aussi consciente que le chemin vers la gloire sera ensuite très escarpé.

Si l’on considère que la Belgique se qualifiera, quoi qu’il arrive, pour les huitièmes de finale, l’adversaire à ce stade de la compétition sera à tout le moins coriace. L’Espagne ou l’Allemagne ? Plus que probablement, et ça n’a rien d’un cadeau. Car, là où la Belgique avait hérité des États-Unis en 2014 et du Japon en 2018, la donne devrait cette fois être tout autre. Certainement plus bien compliquée, en tout cas. Notre génération dorée, sur le déclin, sera-t-elle à ce moment-là capable de surmonter l’obstacle ? Parviendra-t-elle à entretenir l’euphorie qui régnera en Belgique ? Rien n’est moins sûr, surtout quand on connaît le réservoir et la force de frappe de la Roja et de la Mannschaft. Mais chaque chose en son temps. Tous les quatre ans, la Coupe du monde a coutume de réserver bien des surprises. Dans le bon ou dans le mauvais sens. Le Qatar 2022 ne devrait sans doute pas déroger à la règle.

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