Des vigiles du Château de Limelette écopent de deux ans de prison

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon.
Le tribunal correctionnel du Brabant wallon. - C.H.

Ces trois personnes de nationalité roumaine avaient été engagées comme vigiles, en mai 2021, pour empêcher les intrusions dans les locaux du Château de Limelette, un ancien hôtel qui n’est plus en activité actuellement.

Des étudiants de Louvain-la-Neuve, un peu éméchés, s’étaient rendus sur place pour faire de l’exploration urbaine le 14 mai 2021. L’un d’eux avait été frappé au point de souffrir d’une fracture ouverte au tibia et les vigiles l’avaient ligoté à même le sol avec du fil électrique. Un deuxième avait reçu des coups de matraque sur la tête alors qu’il cherchait à s’enfuir et il avait dû se cacher dans une armoire de l’ancien hôtel pour échapper à ses agresseurs.

Lorsque les policiers sont arrivés sur place dans la nuit du 14 mai 2021, cet étudiant a couru vers eux pour expliquer ce qui s’était passé. Il était blessé et les plaies qu’il avait au crâne ont dû être suturées. L’autre victime, qui portait aussi plusieurs traces de coups, avait les mains liées dans le dos, de manière très serrée, à l’aide d’un câble électrique. Il souffrait d’une fracture ouverte au tibia et les vigiles l’avaient allongé sur un dallage de carrelage.

Entendus par la police, les vigiles avaient affirmé avoir eu peur de ces jeunes, et s’être défendus face des intrus qui criaient et qu’ils ne comprenaient pas.

« C’est logique, puisque ces vigiles ne parlaient pas français. Mais ces jeunes n’étaient pas armés, ils ne constituaient aucune menace sur les personnes et ils ont été frappés alors qu’ils cherchaient à quitter les lieux. Assurer la sécurité d’un lieu, ce n’est pas faire n’importe quoi, donner des coups avec un bâton y compris sur la tête, et s’octroyer le droit de frapper sur celui qu’on attrape pour qu’il paie pour les autres », a requis la substitute à l’audience.

La peine de deux ans d’emprisonnement avec sursis infligée par défaut aux trois prévenus est conforme aux réquisitions du ministère public.

Belga

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