Vincent Kompany: «Rien de plus dur que de perdre une finale aux penalties…»

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Vincent Kompany ne pouvait cacher sa déception après le coup de sifflet final.
Vincent Kompany ne pouvait cacher sa déception après le coup de sifflet final. - PhotoNews

La déception est à la hauteur de l’événement dans les rangs mauves. Pourtant, malgré le dénouement cruel, Vincent Kompany gardait la tête haute, conscient que ses troupes ne sont pas passées très loin du coche. Sur le terrain, il a tenu un discours rassembleur au centre du cercle formé par ses joueurs. Et le coach n’a pas bouleversé sa vision de la réalité en public. « C’est normal d’être déçu après un tel match. Nous sommes arrivés jusqu’aux tirs au but, il n’y a rien de plus difficile de perdre après ce scénario. Mais cela fait partie du football, il faut féliciter l’adversaire, aller lui serrer la main et rester beau joueur », avouait le technicien bruxellois, dont la classe et le fair-play sont toujours chevillés au corps.

Si les Buffalos ont eu pendant une grande partie la maîtrise du match, les Mauves ont finalement été défaits après deux arrêts de Davy Roef, l’ancien de la maison, devant Josh Cullen et Amir Murillo. « Avant le match, on savait que ça allait être du 50-50. A-t-on manqué de régularité ? Je ne pense pas. Ce n’est pas non plus une question d’inexpérience selon moi. Mais j’ai ce sentiment que nous n’étions pas à notre meilleur niveau individuellement. Or nous n’étions pas les seuls, nos adversaires également. J’ai eu l’impression que nous étions au-dessus physiquement pendant la prolongation, mais nous avons manqué de qualité avec le ballon. Au final, ça se joue aux penalties… Pour le même prix, je venais ici (NDLR : en salle de presse) avec une bouteille de champagne. Il n’y a pas vraiment de différence entre jouer une finale en tant que coach ou en tant que joueur. Quand on perd, les sentiments sont un peu les mêmes. Mais il va falloir utiliser cette défaite pour rebondir et faire mieux la prochaine fois. »

Finalement, l’un des grands moments du match – probablement l’instant décisif, même – fut le choix des cinq tireurs. « Je les ai désignés, c’est mon choix, ma responsabilité. On savait qu’après un match de 120 minutes, tous les tireurs initiaux n’allaient pas arriver au bout. Les joueurs entrants ont tenté de donner un coup de fraîcheur pendant la rencontre. Bien sûr, je suis déçu que les joueurs n’aient pas utilisé suffisamment cette fraîcheur. Mais ce n’est pas une question de volonté de leur part. »

Au plus bas moralement, les Mauves devront relever la tête avant l’entame des Champions Playoffs. Avec, déjà, un gros rendez-vous contre le voisin saint-gillois. « Dans la mesure où on a déjà fait face à des moments difficiles cette saison, je ne vois pas vraiment de raison valable de vivre trop longtemps avec cette déception. Après la défaite à Gand en championnat, nous avons d’ailleurs très bien réagi contre Charleroi avec une grosse prestation. Évidemment, nous avons mal, mais nous avons six finales à disputer en playoffs. Nous devons utiliser ce mauvais moment comme un carburant… et on verra ensuite qui rira le dernier. »

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