Pesticides: Clarinval parle «d’information malhonnête» de la part de PAN Europe

Pesticides: Clarinval parle «d’information malhonnête» de la part de PAN Europe
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Le ministre fédéral de l’Agriculture qui exerce la tutelle sur l’Afsca (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire) était interrogé par les députés Barbara Creemers (Groen), Daniel Bacquelaine (MR) et Melissa Hanus (PS) à propos d’une étude publiée mardi par l’ONG Pesticide Action Network Europe (PAN).

Celle-ci a relevé une augmentation de 53 % en neuf ans de fruits contaminés par des pesticides censés être interdits sur le Vieux Continent depuis 2011. La Belgique s’illustre négativement dans cette étude, puisqu’elle représente 34 % des échantillons contaminés au niveau de la production entre 2011 et 2019.

David Clarinval a fait part de son mécontentement, évoquant une « information malhonnête de la part de certains lobbies verts ». « La culture de fruits peut donner lieu à la présence de résidus. C’est tout à fait normal. Il importe de faire une distinction entre la présence de résidus et le dépassement de la limite maximale de résidus autorisés », a-t-il précisé, ajoutant qu’il existait « une marge de sécurité entre la limite établie et le danger potentiel. »

En outre, « les résultats (des contrôles de l’Afsca) indiquent un haut taux de conformité de 97,4 %. En cas de dépassement, dans moins de 3 % des cas, l’Afsca prend toujours des mesures afin que les denrées alimentées soient retirées de la vente. » Et d’ajouter : « l’an dernier, 3.855 échantillons de résidus ont été analysés par l’Afsca. 426 différentes molécules sont vérifiées par échantillon. Grâce à ce large screening, la Belgique fait partie des trois meilleurs États membres de l’UE. C’est pourquoi on retrouve plus de traces, car la Belgique analyse plus de 400 molécules, là où d’autres n’en analysent que 200. Si on ne cherche pas les molécules, on ne les trouve pas… »

Les partenaires de majorité PS et Ecolo-Groen sont restés sceptiques. « Nous attendons que toute la clarté soit faite », a réagi la socialiste Melissa Hanus, dénonçant une « posture rassurante » du ministre. « Plutôt que plaider la fin des allocations de chômage dans le temps, faites de la protection de la santé des citoyens une priorité non-négociable. »

Barbara Creemers (Ecolo-Groen) s’est de son côté dit « préoccupée par le cocktail des effets nocifs », ajoutant que l’étude ne parlait pas des néonicotinoïdes.

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