Le Tapis de Fleurs de Bruxelles est de retour après 4 ans d’absence

Le Tapis de Fleurs.
Le Tapis de Fleurs. - Ville de Bruxelles

En raison de la pandémie, l’édition 2020 avait été purement et simplement annulée. En 2021, les organisateurs avaient redoublé de créativité pour que les amateurs d’art floral puissent assouvir leur passion. Malgré les restrictions sanitaires, l’événement Bruxelles en Fleurs avait maintenu la tradition de manière particulièrement originale.

« Après deux ans de Covid, la Grand-Place, patrimoine mondial de l’Unesco, va à nouveau rayonner de mille et une couleurs cet été. Le Tapis de Fleurs est un événement incontournable dans l’agenda culturel et touristique. La Ville de Bruxelles est particulièrement heureuse de retrouver ses bégonias et ses dahlias », se réjouit pour sa part Delphine Houba, échevine de la Culture, du Tourisme et des Grands événements de la Ville de Bruxelles et Présidente de l’ASBL Tapis de Fleurs de Bruxelles.

Même si elle se déroulera du 12 au 15 août 2022, cette édition sonne donc comme le retour du printemps pour l’événement qui magnifie, tous les 2 ans, la plus belle place du monde.

« Après deux années difficiles, pendant lesquelles Bruxelles en Fleurs a permis de maintenir une présence fleurie et une attraction dans les quartiers commerçants de Bruxelles, rien ne vaut l’original, bien sûr. Le retour du Tapis de Fleurs, c’est le retour d’un point d’orgue de l’attractivité touristique de l’été bruxellois. Cet événement est aussi un soutien à l’horeca et aux commerces du centre-ville », rappelle Fabian Maingain, échevin bruxellois des Affaires économiques.

Une renaissance

Pour marquer ses 50 ans et sa 22e édition, le Tapis de Fleurs fait un clin d’œil au premier visuel de 1971. Car la légende fleurie commence en 1970… à Audenaerde. Deux échevins bruxellois, Mme Van Den Heuvel et M. De Rons, sont en excursion dans la ville flamande et y découvrent un superbe tapis composé de milliers de fleurs. L’idée germe instantanément : Bruxelles doit aussi avoir son tapis de fleurs !

Dès l’année suivante, il éclôt sur la Grand-Place. Une première édition qui est le fruit d’une collaboration entre les Francs-Bourgeois (association de commerçants du centre de Bruxelles) et l’ AVBS (association flamande de producteurs de plantes ornementales et fournisseurs d’espaces verts), dont Étienne Stautemas est alors président.

Né à Zottegem, en 1927, et diplômé du Collège horticole de Gand, Étienne Stautemas crée des tapis de bégonias, fleur à laquelle il voue une véritable passion, dès le début des années 50. À l’époque, il en compte déjà plus de 180 à son actif. Avec son équipe, il vide de ses voitures la Grand’Place, qui servait alors de parking, et se met au travail. La suite appartient à l’histoire de la capitale.

Le titre du tapis de 1971 était : Arabesques. Les arabesques en question étaient formées par les formes naturelles des feuilles et des tiges, disposées de manière décorative. Les arabesques sont la marque de fabrique d’Étienne Stautemas, qui les a utilisées jusqu’à son dernier tapis, en 1998.

Plus qu’une simple copie, il s’agit donc d’une réinterprétation, tant les techniques ont évolué. En 1971, pour réaliser le Tapis de Fleurs, on utilisait un «   fragment   » d’arabesque découpé dans un carton épais et reporté des milliers de fois, en utilisant l’espace entre le pouce et l’auriculaire pour mesurer les 20 cm requis.

Clin d’œil à la méthode de travail d’Étienne Stautemas, ces 20 cm ont été conservés pour le nouveau design actuel, mais les techniques modernes permettent des calculs de surfaces au cm² près, évitant les erreurs d’échelle.

Les billets pour admirer ce chef-d’œuvre éphémère seront disponibles dès ce vendredi 3 juin via www.flowercarpet.be .

La Grand-Place est librement accessible durant tout l’événement.

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