Monde Sauvage : la préservation des espèces au cœur du quotidien

Le Monde Sauvage, à Aywaille, c’est l’occasion de s’offrir une expérience safari à seulement 25 minutes de Liège. En petit train ou en voiture, on découvre un véritable safari africain avec ses girafes, hippopotames, rhinocéros, zèbres, gnous et bien d’autres espèces dans un cadre naturel, conçu de manière à leur permettre d’évoluer en semi-liberté. En outre, sur une belle promenade dans les forêts ardennaises, vous pourrez y découvrir des grands fauves, le canyon des ours, la forêt nord-américaine et l’île aux singes. Vous pourrez également admirer à votre aise les représentations pédagogiques ou les paysages magnifiques depuis les points de vue éparpillés le long du chemin.

Mais ce que l’on sait peut-être moins, c’est que le parc est avant tout un acteur important de la conservation des espèces et de l’éducation. « Nous avons environ 200 espèces, ce qui représente un millier d’animaux venant des quatre coins du monde », explique Ronald Renson, responsable zoologique au Monde Sauvage. « Il faut savoir que nous ne sommes pas juste là pour divertir le public. Nous faisons partie du réseau renommé EAZA (European Association of Zoos and Aquaria) qui poursuit des objectifs d’excellence au niveau du bien-être, de l’éducation, de recherche et de conservation des espèces », ajoute-t-il.

Association de terrain

La préservation passe évidemment par le choix de ces espèces. « Contrairement au passé où il y avait plutôt des espèces classiques, nous nous préoccupons aujourd’hui des animaux qui, au niveau européen, sont classés parmi les espèces menacées. Par exemple, il y a le binturong, un chat-ours d’Asie dont l’homme détruit l’habitat ». L’objectif d’éducation passe, par exemple, par l’organisation de journées de sensibilisation. « Nous en avons 11 par an consacrées à différentes espèces. A l’occasion de ces journées, nous soutenons, chaque fois, une association que nous connaissons et qui œuvre sur le terrain dans le pays d’origine de l’animal. Nous sommes donc certains qu’elle œuvre pour la préservation de l’espèce. Depuis des années, nous avons une équipe consacrée à la réalisation de panneaux de sensibilisation présentant des thématiques telles que « Le saviez-vous », « Menaces modernes » et « La biodiversité locale » ».

Signalons que la plupart des espèces présentes au Monde Sauvage sont issues de programmes d’élevage européens pour les espèces menacées. L’espèce est gérée par un coordinateur, supporté par une équipe de scientifiques qui œuvre à la préservation de la bonne santé génétique des animaux au sein des institutions. Aussi, ils ont pour mission d’améliorer la connaissance scientifique et de communiquer entre les différents acteurs afin d’améliorer le bien-être et la sensibilisation de l’espèce.

Passage à l’état sauvage

Aux détracteurs qui diraient que les animaux seraient mieux dans la nature, le responsable zoologique rétorque que c’est une simplification ridicule. « Souvent l’habitat original n’est plus apte à supporter des populations où les menaces persistent. De plus, les animaux sauvages sont victimes de famines, de la prédation, du parasitisme, des maladies... Tout en étant obligés de chercher leur propre nourriture jour après jour sans l’attention des soigneurs ni des traitements vétérinaires. De plus, certaines font face à des menaces spécifiques, comme les empoisonnements massifs des vautours, comme dans le cas, par exemple, du vautour africain. Pour mieux protéger les individus en milieu naturel, les connaissances émergentes des réseaux des institutions zoologiques comme l’EAZA est indispensable. Parler de ces espèces et leurs menaces aide, je pense, à faire bouger les choses et, pourquoi pas, à faire changer les mentalités. Ce à quoi nous sommes attentifs dans les zoos EAZA, c’est à la santé génétique des individus que nous accueillons. L’objectif est d’héberger un réservoir qui, un jour dans de meilleures conditions, pourrait permettre la réintroduction d’animaux. Ici, par exemple, on reproduit le vautour à dos blanc qui est une espèce des plus menacées. Le vautour moine, lui, a déjà été réintroduit avec succès en France et en Europe de l’Est. Ce sont des signaux encourageants pour lesquels nous travaillons au quotidien », conclut-il.

L.B.

Coordonnées

Monde Sauvage

Fange de Deigné, 3

4920 Deigné (Sprimont)

04/360.90.70

reservation@mondesauvage.be

www.mondesauvage.be

Ouvert tous les jours de 10h à 18h