La Chine impose des sanctions à des personnalités politiques taïwanaises

La Chine impose des sanctions à des personnalités politiques taïwanaises

Les sept politiciens et leurs familles sont ainsi interdits d’entrer en Chine, à Hong Kong ainsi qu’à Macao et de faire des affaires avec des entreprises et des particuliers chinois, rapporte l’agence de presse officielle chinoise Xinhua. Taïwan a qualifié les sanctions de «dénuées de sens».

Les sanctions interviennent dans un contexte de tensions accrues entre Tapei et Pékin après une visite de la présidente de la Chambre des États-Unis, Nancy Pelosi, et d’une délégation parlementaire américaine au début du mois.

Taïwan dispose d’un gouvernement indépendant depuis 1949, mais la Chine considère l’île comme faisant partie de son territoire. Pékin rejette donc les contacts officiels entre Tapei et d’autres pays.

Parmi les personnes sanctionnées figurent la diplomate Hsiao Bi-khim en poste aux Etats-Unis, le vice-président du Parlement Tsai Chi-chang et les dirigeants du Parti démocrate progressiste, au pouvoir à Taïwan, Ker Chien-Ming et Lin Fei-fan. En novembre, le Premier ministre taïwanais Tsai Chi-chang, le président du Parlement You Si-kun et le ministre des Affaires étrangères Jaushieh Joseph Wu ont également été inscrits sur la liste des sanctions.

Le Parti démocrate progressiste a qualifié les sanctions de «dénuées de sens» et a déclaré qu’elles ne servaient qu’à semer la peur à Taïwan. «Les Taïwanais n’ont pas peur d’être intimidés et menacés. La détermination du peuple taïwanais à défendre la démocratie et sa souveraineté ne sera pas affectée. Ils ne céderont pas», a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le Conseil des affaires continentales de Taïwan, qui est chargé des relations avec la Chine, a également déclaré mardi que l’imposition de sanctions par la Chine n’était pas légitime et allait à l’encontre de la volonté du peuple taïwanais.

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