Le transporteur liégeois Roland Jost accepte une peine de 3 ans de prison avec sursis

Roland Jost a assuré qu’il allait prendre du recul.
Roland Jost a assuré qu’il allait prendre du recul. - D.R.

Cette convention de transaction pénale conclut donc à une condamnation de trois ans de prison avec sursis à l’encontre de l’entrepreneur, sans amende ni confiscation, relate L’Echo mardi.

Cette condamnation, si elle est avalisée, ferait suite à la transaction pénale également signée avec le parquet fédéral en janvier dernier, qui a conclu au versement de 30 millions d’euros à la justice par le transporteur.

La justice lui reprochait son rôle dans l’occupation illégale d’un millier de chauffeurs routiers issus des pays de l’Est et employés par son entreprise. L’entreprise revendique 2.800 travailleurs répartis dans dix pays, 1.500 camions et plus de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Le tribunal doit encore homologuer cette transaction : il se prononcera le 17 octobre. Si la transaction est validée, la condamnation sera définitive et « l’affaire Jost » sera clôturée.

Devant le juge, Roland Jost a annoncé qu’il allait rapidement faire un pas de côté. « Je prépare ma pension anticipée », a-t-il précisé. « Je souhaite être le président du conseil d’administration, car je suis le propriétaire de l’entreprise, mais je ne serai plus dans l’opérationnel. J’ai pris du recul », a-t-il expliqué devant le juge.

L’affaire Jost est devenue le symbole, en Belgique, de la lutte contre le dumping social. En parallèle de ce dossier emblématique, des dizaines d’autres sociétés de transport, petites et grandes, ont fait l’objet de perquisitions.

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