Une culpabilité de meurtre requise contre l’Herstalienne Chloé Stévenin

«Elle ne pouvait pas avoir d’autre intention que de tuer Thierry», déplore l’avocat général.
«Elle ne pouvait pas avoir d’autre intention que de tuer Thierry», déplore l’avocat général. - D.R.

Thierry Vanderveck (41 ans) avait été tué d’un coup de couteau porté dans le cœur le 10 décembre 2017 à Herstal. Chloé Stévenin lui avait porté ce coup de couteau lors d’une dispute. Elle était âgée de 19 ans au moment des faits et elle avait entretenu une liaison avec Thierry Vanderveck, âgé de 41 ans.

Durant l’enquête, Thierry Vanderveck a été décrit comme un homme alcoolique, agressif et tyrannique, qui aurait été mis hors d’état de nuire par une petite jeune femme inoffensive. Mais l’avocat général a appuyé sur les éléments mis en évidence par le procès.

« Je me suis fait berner »

«Je me suis fait berner sur toute la ligne. Les parties civiles ont eu raison de dire que cela n’allait pas. C’est ici, lors du procès, que le déclic est arrivé. Les experts ont nuancé et expliqué ce qu’il fallait comprendre. Thierry Vanderveck n’était pas excité, Chloé Stévenin n’était pas somnolente. Lors d’un procès d’assises, l’accusée ne peut pas cacher sa vraie nature pendant cinq jours», a indiqué l’avocat général.

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Le ministère public insiste sur la qualification de meurtre qu’il faudrait retenir contre l’accusée. «En visant le cœur et en enfonçant le couteau jusqu’à la garde, notre accusée ne pouvait pas s’attendre à autre chose que la mort. Elle ne pouvait avoir d’autre intention que de tuer. L’expert a expliqué que son geste était parfait pour donner la mort. On retrouve dans son geste la détermination et la force, avec un coup qui arrive en plein cœur. Thierry Vanderveck n’a pas vu venir ce coup. Il n’y a aucune trace de défense. Elle ne lui a laissé aucune chance d’échapper à la mort, prévisible et inéluctable», a soutenu Mme Schils.

L’avocat général a encore insisté sur l’intention homicide en exposant que cette intention a été prise lors d’une crise de rage de Chloé Stévenin à l’égard de Thierry Vanderveck. Mme Schils a aussi écarté les notions de légitime défense ou d’excuse de provocation qui seront évoquées par la défense. «Il n’y a aucune trace d’agression ou de défense sur Thierry Vanderveck. Les faits ont été commis sous l’impulsivité violente de Chloé Stévenin. Ce qui est arrivé, c’est le geste impulsif d’une psychopathe, sans remord et sans regret», a ajouté l’avocat général.

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