Pas de panique si vous avez besoin d’aide: même fauché, le CPAS doit vous aider!

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Pas de panique si vous avez besoin d’aide: même fauché, le CPAS doit vous aider!

Jusqu’ici, le CPAS d’Ecaussinnes avait tout traversé sans encombre, le Covid, la guerre en Ukraine, mais cette fois la crise est trop forte. Ludivine, la responsable du service énergie, n’a jamais vu ça. « Je viens de parler à une enseignante retraitée qui a 2.000 euros de pension et une maison entièrement payée. Elle nous a contactés parce que sa facture de gaz et d’électricité est passée de 215 € à 515 € puis à 920 € . Hier, c’est un couple de travailleurs qui nous a demandé de les aider à placer un compteur à budget ».

Dans les bâtiments du CPAS, il fait frais. La directrice Muriel Van Peeterssen s’en excuse. « Nous appliquons la règle des 19 degrés depuis quelques jours ». Il faut dire que vu l’afflux de demandeurs, le CPAS commence à compter ses sous, « notre fonds énergie pour régler les problèmes de factures est de 19.000 euros par an, là on est presque au bout. Pareil pour le personnel, en 2019 nous avons reçu un budget de 5.000 euros pour engager un agent. Vous comprenez bien qu’avec ça, on ne sait rien faire ».

Le CPAS ne remballera personne

Si les caisses se vident, à Ecaussinnes comme ailleurs, le CPAS risque-t-il de remballer les demandeurs ? La directrice nous rassure, « non, on ne peut pas dire stop. Quand on a vidé le fonds énergie, on compense en puisant dans nos fonds propres. Si nous puisons dans les fonds propres, on doit réduire les aides sociales et ainsi de suite ». Et quand on est au bout de tous les budgets ? « C’est la commune qui rajoute ». Pas de panique, donc pour les ménages qui sont dans le besoin. L’aide est garantie. Pour ce qui est des finances publiques, c’est une autre histoire. Attention tout de même aux faux espoirs, le CPAS n’est pas obligé d’accéder à toutes les demandes. Chaque intervention est précédée d’une enquête sociale et certains montants doivent parfois être remboursés.

Pas un bureau d’info

Aujourd’hui, le CPAS est devenu le dernier recours de beaucoup de citoyens, la directrice Muriel Van Peeterssen s’enflamme : « Depuis le Codeco, nous sommes assaillis par les demandes d’info. Ce n’est pas notre rôle. Les gens veulent juste savoir où aller. Nous sommes devenus les agents administratifs du gouvernement ». Virgine Demeuldre, la responsable du service social enchaîne : « Avant un entretien durait 20 minutes, aujourd’hui il faut au moins une heure. Nous ne sommes pas assez nombreux ».

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